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Paris: Dati dénonce "l'absence de cohérence" de Hidalgo dans la gestion de la crise

Rachida Dati le 15 mars 2020 au soir du premier tour des élections municipales.

Rachida Dati le 15 mars 2020 au soir du premier tour des élections municipales. - Philippe Lopez

Dans un entretien accordé au Parisien, la candidate LR fustige l'action de la maire sortante pendant et après le confinement.

Officiellement la campagne des municipales est suspendue. Officiellement. Car si aucune date n'a pour l'heure été décidée quant à la tenue du second tour, certains candidats et candidates encore en lice continuent de s'écharper notamment autour de la question de la crise sanitaire et de sa gestion.

À Paris c'est Rachida Dati qui critique sévèrement dans le Parisien Anne Hidalgo alors que le Conseil de Paris débat ce lundi en session extraordinaire du plan de relance économique déployé par la mairie pour faire face à la crise. 

"Depuis des semaines nous réclamons un plan d'action pour nettoyer et sécuriser la ville, et un budget en faveur des commerçants, des restaurateurs et des acteurs de la culture" explique la tête de liste LR dans la capitale, "ce refus de répondre nous inquiète pour l'avenir de la ville."

L'approvisionnement en masques réutilisables critiqué

Élue dans le VIIe arrondissement dès le premier tour, Rachida Dati déplore "l'absence de cohérence" d'Anne Hidalgo avec "trois plans de déconfinement différents" présentés à la presse. Elle accuse notamment la maire sortante de ne pas avoir tenu sa promesse de fournir à chaque Parisien dès la fin du mois d'avril un masque réutilisable et de ne pas avoir encore rendu possible le dépistage de toutes les personnes âgées de la capitale. 

L'ancienne garde des Sceaux dit par ailleurs regretter qu'Anne Hidalgo "n'ait pas usé de son pouvoir comme présidente du conseil de surveillance de l'AP-HP pour lancer un plan d'aide concret à l'ensemble des hôpitaux parisiens durement éprouvés."

Rachida Dati critique par ailleurs l'absence de légitimité de l'équipe de la maire sortante "avec seulement 29% au premier tour, signe d'un désaveu important" tandis qu'elle arrive derrière avec environ 23% des voix.

Interrogée enfin sur une éventuelle tenue du second tour en juin, la candidate LR explique que cette décision relève de l'exécutif mais que cette élection ne pourra se faire "en excluant une partie de nos compatriotes: les personnes âgées, fragiles ou confinées en dehors de leur domicile".

Hugues Garnier