BFMTV

Olivier Faure veut créer une "dream team" s'il est élu à la tête du PS

Candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure était l'invité de Ruth Elkrief ce mercredi soir sur notre antenne. Il dit vouloir effacer les "clivages obsolètes" et mettre en avant les "talents du Parti socialiste" s'il en prend la tête.

Le président du groupe "Nouvelle gauche" à l'Assemblée nationale est lui aussi candidat à la direction du Parti socialiste. Face à Ruth Elkrief, ce mercredi soir sur notre antenne, Olivier Faure avait un maître mot: le "changement". "Le Parti socialiste, ce qu’on en voit depuis quelques jours, c’est le parti qu’on connaît bien avec des débats que personne ne comprend. Je ne suis pas venu vous dire ce soir que le Parti socialiste a déjà changé. Je vous dis qu’il doit changer et qu’il va changer", a-t-il appuyé.

Il a poursuivi: "Pendant ce congrès, je veux porter une renaissance complète dans nos méthodes, dans notre façon de fonctionner, de penser avec les autres, de s’ouvrir à d’autres aussi". Olivier Faure en est convaincu: "On créera une dream team, on fera en sorte que ceux ou celles qui veulent se bouger puissent être reconnus à leur juste place."

"S'inspirer d'En Marche"

S'il a précisé respecter les autres candidatures, il a encore lancé: "Je dis seulement que je suis là pour dépasser les sensibilités d’hier. Je suis là pour dire aux gens qui veulent que ça bouge, qui veulent de l’oxygène, que c'est possible." L'élu ne s'embarrasse pas de nostalgie: "Je ne suis pas candidat au nom d’une histoire, d’un passé. Il faut être dans le dépassement. (...) Il faut accepter l’idée que nous ne sommes pas seulement des reproducteurs, que nous voulons réinstaller des clivages obsolètes."

Il a voulu se prévaloir de son bilan à la tête de son groupe parlementaire: "Il y avait des gens qui ne se parlaient plus, ne travaillaient plus ensemble. Nous avons mis en place un travail plus collégial, nous avons mis en avant des talents. Voilà, ce que je veux faire."

Défiance affichée à l'égard des "clivages obsolètes", évocation du "changement", Olivier Faure a employé une rhétorique qui n'est pas sans rappeler celle utilisée par La République en marche: "L’exemple que vous donnez devrait nous inspirer. En un an, ils ont réussi à remodeler le paysage politique. Mais il ne faut pas les imiter sur le fond", a-t-il dit à Ruth Elkrief. 

Robin Verner