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Bertrand "est le bienvenu" à LaREM, affirme Castaner

Le délégué général de La République en marche (LaREM) a tendu la main au président des Hauts-de-France, sans parti depuis son départ des Républicains après l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti.

Au lendemain de son départ des Républicains, Xavier Bertrand a déjà reçu un appel du pied du parti présidentiel. Le président des Hauts-de-France "est le bienvenu" s'il souhaite rejoindre La République en marche, a déclaré Christophe Castaner ce mardi.

"Nous avons le principe de la double appartenance à En Marche, donc s'il veut nous rejoindre, je lui tends la main", a ajouté le délégué général de LaREM devant la presse avant la réunion hebdomadaire de son groupe à l'Assemblée.

"C'est la volonté de la République en marche de poursuivre la recomposition politique. Certains continuent à penser que le clivage essentiel en France est celui entre la droite et la gauche. On considère que ce n'est pas le cas, les Français eux aussi", a poursuivi le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement. "Toutes les énergies et celle de Xavier Bertrand notamment, comme président de région, sont des énergies positives pour la France", a-t-il insisté.

"Mon étiquette, c'est la région des Hauts-de-France"

Mais Xavier Bertrand a rapidement opposé une fin de non recevoir à la main tendue du délégué général de LaRem: "Moi, mon étiquette aujourd'hui, c'est la région des Hauts-de-France", a déclaré l'ancien ministre du travail sur CNEWS. Pourrait-il en revanche rejoindre "Agir", le parti de droite "constructifs" pro-Macron? "Non. Ni à court terme, ni à moyen terme, ni à long terme. Que les choses soient claires", a-t-il répondu.

Xavier Bertrand a annoncé lundi sur France 2 qu'il quittait "définitivement" Les Républicains, au lendemain de l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti. "Je ne reconnais plus ma famille politique, alors j'ai décidé de la quitter. [...] Aujourd’hui, je crois aussi que ça ne se joue plus dans les partis politiques. Je n’ai pas l’intention de rejoindre un parti politique ou d’en créer un", expliquait déjà le président des Hauts-de-France sur la chaîne publique, en dénonçant des "dérives" de LR.
P.L avec AFP