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“Non, la France n’est pas un pays antisémite”, assure Mélechon

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale - BFMTV

Un doute a brièvement régné sur la participation de La France insoumise à la marche contre l’antisémitisme prévue ce mardi, qui ne faisait pas partie de la liste des premiers signataires de l'appel jeudi mais qui sera présente, partout en France, comme l’a indiqué Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale.

Face à l'augmentation de 74% des actes antisémites en 2018, avec encore récemment de nouvelles dégradations dont la découverte d'une croix gammée barrant le visage de Simone Veil, quatorze partis politiques, dont le Parti socialiste, La République en marche ou Les Républicains, ont invité les Français à se réunir ce mardi partout en France, notamment place de la République à Paris à partir de 19 heures, pour dire "Non à l'antisémitisme".

La France insoumise, qui ne s’était pas clairement exprimée quant à sa participation à la marche a levé le doute par la voix de Jean-Luc Mélenchon, ce mardi, à l’Assemblée nationale. Pendant sa conférence de presse, le patron des insoumis a expliqué que des représentants de son parti défileraient partout en France et notamment à Paris.

Mélenchon demande à ce qu'on assure la sécurité de son groupe

S’il participera à cette marche, Jean-Luc Mélenchon a tenu à s’exprimer sur la hausse des actes antisémites enregistrés ces derniers jours.

“Non la France n’est pas un pays raciste. Non la France n’est pas un pays antisémite. Il y a en France la même proportion d’imbéciles que dans tous les pays”, a-t-il déclaré.

Jean-Luc Mélenchon, qui dû être évacué de la marche en hommage à Mireille Knoll en mars dernier, a cependant demandé au ministre de l’Intérieur d’assurer la sécurité de son groupe en vue du rassemblement qui doit se tenir ce mardi soir.

“Cinq d’entre nous ont été victimes de menaces de mort renouvelées hier. Quatre des personnes qui menaçaient de s’en prendre à moi avec un lance flammes ont été libérées. Je demande solennellement au ministre de l’Intérieur que cette fois, ce soient les fauteurs de trouble qui soient chassés plutôt que les parlementaires”.

Valentine Arama avec AFP