BFMTV
Politique

Mosquée de Bayonne: Castaner apporte son "soutien" aux musulmans, Nuñez attendu sur place

De Christophe Castaner à Jean-Luc Mélenchon, l'ensemble de la communauté politique appelle à soutenir la communauté musulmane, après qu'un homme a tiré plusieurs coups de feu devant la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), faisant deux blessés.

Un homme a tiré plusieurs coups de feu devant la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), ce lundi après-midi, blessant deux fidèles. Il a ensuite été interpellé par la brigade anti-criminalité (BAC) à son domicile à Saint-Martin-de-Seignanx (Landes). L'ensemble de la communauté politique a condamné cet acte.

Depuis le siège de la Banque centrale européenne à Francfort, en Allemagne, Emmanuel Macron a, sur Twitter, condamné "avec fermeté l'attaque odieuse perpétrée devant la mosquée de Bayonne".

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a, de son côté, tenu à apporter sa "solidarité" et son "soutien" à la communauté musulmane "dont [il] mesure le choc et l'effroi", avant d'ajouter vouloir "saluer le grand professionnalisme et la réactivité" des forces de l'ordre.

Laurent Nuñez, "en lien avec le Christophe Castaner qui se trouve à Munich pour le G6 des ministres de l’Intérieur" s'est rendu ce lundi soir à Bayonne "pour témoigner son soutien à la communauté musulmane".

Mélenchon dénonce le "harcèlement contre les musulmans [qui] a produit son effet"

Jean-Luc Mélenchon a, de son côté, dénoncé le "harcèlement contre les musulmans [qui] a produit son effet". 

"Maintenant ça suffit! La responsabilité de chacun est engagée. Les paroles publiques doivent cesser d'encourager la haine!", a-t-il ajouté sur Twitter.

Le député de la France insoumise Alexis Corbière a également souligné sur notre plateau qu'il faut "arrêter de considérer qu'il y aurait un problème avec l'Islam en France".

"Il n'y a pas de problème. Il y a des Français qui sont de confession musulmane. C'est ainsi. Ils ont les mêmes droits que tout le monde. Ils doivent respecter la loi et s'ils ne le font pas ils doivent être sanctionnés. Mais dans leur ultra grande majorité, tout comme les autres, ils respectent la loi", a-t-il poursuivi.

Le Pen condamne un "acte inqualifiable"

Quant à Marine Le Pen, elle a affirmé qu'il s'agit "d'un acte inqualifiable absolument contraire à toutes les valeurs portées par [son] mouvement". L'individu de 84 ans, à l'origine de l'attaque, a été candidat Front national (ancien nom du Rassemblement national) aux élections départementales dans les Landes en 2015. 

La leader du RN a également employé le terme "d'attentat", alors que le parquet national antiterroriste ne s'est pas encore saisi du dossier.

Sur notre plateau, Jordan Bardella a ajouté que son parti condamne cette attaque "sans la moindre réserve". "Le terrorisme, peu importe sa provenance, c'est l'arme des faibles et des lâches", a-t-il affirmé.

Clément Boutin