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Affaire Tapie: Bayrou regrette la nomination de Lagarde au FMI

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Invité de BFMTV, François Bayrou a commenté l'affaire Lagarde-Tapie. Évoquant la mise en cause de Christine Lagarde, il a regretté sa nomination à la tête du FMI, "un risque que l'on n'aurait pas dû prendre".

François Bayrou est revenu ce mercredi sur l'affaire Lagarde-Tapie, dans laquelle la directrice française du FMI est mise en cause. Convoquée devant la Cour de justice de la République, elle va devoir justifier sa décision de recourir à un arbitrage au sujet du litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, qui avait permis à Tapis de toucher une somme de 403 millions d’euros.

"L'État, c'est fait pour défendre les honnêtes gens, les contribuables, et pour défendre un certain principe d'honnêteté. Depuis le premier jour, il m'est apparu que des sommes qui se comptent par centaines de millions, c'est contraire aux principes et contraire à la loi".

"Je suis certain que c'était voulu, a ajouté François Bayrou. Mais c'est une affaire plus large qu'une seule personne. C'est inimaginable qu'une telle décision ait été prise sans avoir l'aval du président de l'époque ou de son entourage."

"La droite et la gauche ont applaudi"

"S'il y a révélation de fraude, il faut que l'Etat exige le remboursement de cette somme, ne serait-ce que pour le principe", a déclaré François Bayrou sur BFMTV, tout en soulignant que la mise en cause de Christine Lagarde est un événement "terriblement affaiblissant pour l'image de la France et du FMI".

"Je regrette qu'elle ait été nominée [à la tête du FMI] alors que cette nomination était à risque. La droite et la gauche ont applaudi. Cela se retourne contre nous aujourd'hui", a poursuivi François Bayrou.

Mais le président du Modem a reconnu que François Hollande n'a guère le choix, sinon de soutenir Christine Lagarde à la tête du FMI: "Hélas, il ne peut pas dire autre chose. Il faut se mettre à sa place, avec ce qui s'est passé avec le précédent président [Dominique Strauss-Kahn], et celui de l'OMC [Pascal Lamy] qui s'en va, il a l'impression qu'il n'y aura plus de Français à des postes de responsabilités dans les grands organismes internationaux. Il la défend, et on peut le comprendre"


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