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Mise en examen de Nicolas Sarkozy: Henri Guaino évoque sa "gêne" face un "spectacle judiciaire"

Henri Guaino

Henri Guaino - Capture d'écran BFMTV

Invité de BFM Politique ce dimanche, Henri Guaino a assuré éprouver "presque un malaise" devant "le spectacle judiciaire auquel nous assistons", évoquant la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire du financement libyen.

L'ancien conseiller spécialiste de Nicolas Sarkozy Henri Guaino a évoqué ce dimanche sa ''gêne" face à ce qu'il considère comme un "spectacle judiciaire" à l'encontre de l'ancien président de la République, dont il a été longtemps sa plume.

"J'éprouve une gêne très grande je dois le dire, presque un malaise devant le spectacle judiciaire auquel nous assistons aujourd'hui", a-t-il confié sur notre plateau, invité de BFM Politique.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen mercredi soir à l'issue de sa garde à vue pour financement illicite de campagne électorale, corruption passive, et recel de détournement de fonds publics libyens. L'ancien chef de l'État a également été placé sous contrôle judiciaire. Mais Henri Guaino reste septique:

"Etait-il absolument nécessaire de le mettre en garde à vue si longtemps, était-il absolument nécessaire de le mettre en examen? J'espère que les juges l'ont fait en ayant beaucoup d'éléments pour prendre une telle décision. Mais je ne peux pas m'affranchir d'un doute."

Un "justiciable" comme un autre?

Pour Henri Guaino le dossier libyen est tellement exposé "sur la place publique" que "s'il y avait d'autres éléments à charge que les témoignages d'intermédiaire douteux ou des proches de Kadhafi, ou des documents brusquement sortis du chaos libyen", cela se "saurait déjà".

"Le secret de l'instruction on le voit bien il n'existe plus", a-t-il ajouté. "Nous verrons par la suite si tout cela a été fait avec discernement."

L'affaire, qui "est instruite depuis cinq ans" lui semble "disproportionnée" et ce d'autant plus que selon lui, pendant ce temps, "les terroristes et les voyous courent". L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est également revenu sur l'idée selon laquelle l'ancien président serait "un justiciable comme un autre". "Dans un état de droit, aucun justiciable n'est un 'justiciable comme un autre', notre justice est individualisée", a-t-il martelé.

"Ce procès est un procès de la politique. La frontière devient floue entre l'homme et la politique", a-t-il conclu.

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Nicolas Sarkozy

M.P