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Mélenchon: "Si Montebourg est viré du gouvernement, il est le bienvenu au Front de Gauche"

Jean-Luc Mélenchon, le président du Front de Gauche, le 3 mai 2013 sur le plateau de BFMTV

Jean-Luc Mélenchon, le président du Front de Gauche, le 3 mai 2013 sur le plateau de BFMTV - -

Invité vendredi matin sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon a soutenu la démarche d'Arnaud Montebourg, qui a bloqué jeudi la vente de Dailymotion à Yahoo!.

Invité vendredi matin sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon a soutenu la démarche d'Arnaud Montebourg, qui a bloqué jeudi la vente de Dailymotion à Yahoo!.

"Il s'agit de notre indépendance, de notre capacité à être souverain. Brader Dailymotion à Yahoo! c'est le fruit d'un esprit qui ne sais plus très bien où sont ses responsabilités", a affirmé Jean-Luc Mélenchon en allusion à Stéphane Richard (patron d'Orange qui détient Dailymotion) et aux patrons "qui ont à l'esprit que des tiroirs-caisse". "La loi du fric l'emporte sur les circonstances", a-t-il déploré.

Hamon et Montebourg "sont les bienvenus à la manifestation" du 5 mai

Puis, interrogé sur sa manifestation "coup de balai" de dimanche, Jean-Luc Mélenchon a tendu la main à Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, qu'il souhaiterait voir grossir les rangs des manifestants. "Arnaud Montebourg aurait sa place naturelle avec nous à la Bastille dimanche. Comme nous, il est contre l'austérité et la finance. Mais il a fait un autre choix tactique en entrant au gouvernement", a souligné Jean-Luc Mélenchon.

Et de tendre directement la main au ministre du Redressement productif, que l'on dit en délicatesse avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. "Je veux lui dire que nous serons toujours avec lui tant qu'il défendra l'emploi. Et si jamais François Hollande ne le garde pas dans son gouvernement, il sera le bienvenu chez nous".

"Le 16 mai, il va en cuire au gouvernement"

Mais il est un sujet que Jean-Luc Mélenchon n'a toujours pas digéré: le projet de la loi d'amnistie sociale publiquement désavoué par le gouvernement, un texte pourtant adopté au Sénat à l'initiative du Front de Gauche et des communistes. "François Hollande m'a trahi, il m'a menti", a-t-il accusé avant de lui lancer un avertissement: "le 16 mai, il va lui en cuire", en référence au jour où le texte sera présenté à l'Assemblée et pour lequel Jean-Luc Mélenchon a déjà appelé les parlementaires socialistes à aller contre le gouvernement pour voter le texte.

Le remaniement version Mélenchon

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a déjà son idée de ce à quoi pourrait un gouvernement de VIe République. "Je suis prêt à démarrer demain, il y a déjà les personnes qu'il faut", a-t-il affirmé. Garder Arnaud Montebourg et "mettre Eva Joly à la Justice", voilà deux des pistes que pourraient proposer Jean-Luc Mélenchon s'il devenait Premier ministre, un poste pour lequel il affirme se tenir prêt. Si François Hollande "me le demande, bien sûr j'irai", a-t-il soutenu.