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Marseille: Collomb reconnaît des dysfonctionnements et promet des "sanctions"

Le ministre de l'Intérieur, invité de BFM Politique ce dimanche, a reconnu des dysfonctionnements dans le traitement policier de l'auteur de l'attaque de Marseille.

Une semaine après l'assassinat de deux adolescentes dans la gare Saint-Charles de Marseille par un ressortissant tunisien déjà connu des services de police pour des faits de droit commun, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a reconnu des "dysfonctionnements" dans l'appareil policier et annoncé des "rectifications" et des "sanctions".

"Nous regarderons ce qui n'a pas marché"

Invité de BFM Politique, le patron de Beauvau a ainsi déclaré: "On s'aperçoit qu'il existe un certain nombre de dysfonctionnements. Nous avons à regarder ce qui ne fonctionne pas. (...) Je peux vous dire que ça va être pour moi une préoccupation essentielle, que de regarder tous les dysfonctionnements pour y mettre fin".

"Nous regarderons ce qui n'a pas marché, et là où ça n'a pas marché, il y aura à la fois des rectifications, mais en même temps des sanctions", a déclaré le ministre de l'Intérieur sur notre plateau.

L'enquête administrative, dont les conclusions doivent être rendues mardi selon notre invité, vise à faire la lumière sur une éventuelle défaillance après la remise en liberté de l'homme qui a tué deux jeunes femmes à la gare de Marseille dimanche.

"La menace terroriste est extrêmement élevée"

Lundi, Gérard Collomb a saisi l'Inspection générale de l'administration (IGA) pour déterminer les circonstances dans lesquelles l'auteur de l'attaque de Marseille avait été remis en liberté la veille à Lyon, où il avait été placé en garde à vue.

"La menace terroriste est extrêmement élevée", s'est alarmé l'ancien maire de Lyon, qui trouve dans ce constat une justification de la loi antiterroriste transposant dans le droit commun les principales dispositions de l'état d'urgence. "Ce que je voudrais constater avec vous, c’est qu’on a besoin de telles protections", insiste Gérard Collomb, qui élude cependant l'épineuse question de l'efficacité de l'état d'urgence lui-même.

Combat idéologique

Insistant sur la nouvelle stratégie de récupération médiatique adoptée par Daesh après ses défaites militaires, le ministre de l'Intérieur estime que la France est engagée dans "un véritable combat idéologique entre les forces islamistes rétrogrades et un certain nombre de forces qui veulent le progrès".

Idéologie dont l'assassin de Marseille était un défenseur, mais dont le lien exact avec l'organisation terroriste Daesh reste flou. "Je ne sais pas si le lien est direct. C'est l'enquête qui le montrera. Mais en tout, que Daesh l'ait inspiré idéologiquement, oui", a expliqué Gérard Collomb, prudent.

Louis Nadau