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Marine Le Pen se pose en «lumière de l’espoir»

La présidente du FN, ce mercredi 1er mai sur la place de l’Opéra à Paris

La présidente du FN, ce mercredi 1er mai sur la place de l’Opéra à Paris - -

« Le Parti à nous, c’est la France, la France unie, les défenseurs de la souveraineté du peuple », a lancé ce mercredi 1er mai, pêle-mêle, Marine Le Pen, lors d’un discours à la rhétorique parfois empruntée à l’extrême gauche.

La présidente du FN veut en finir avec l’ultralibéralisme, la mondialisation sauvage, la spéculation, Bruxelles, un système européen prédateur issu de la marchandisation. Et elle s’est posée en « lumière de l’espoir » qui sortirait la France de la nuit des affaires, des ténèbres dans lesquels s’enfoncerait le pays, toujours dans le même tunnel, puisque rien n’aurait changé depuis un an. Nicolas Sarkozy et François Hollande sont renvoyés dos à dos.

Des mots adoucis, un sens inchangé

Marine Le Pen – ce n’est pas nouveau – a fustigé les élites, mettant les partis traditionnels et les journalistes dans le même sac. En fait, celle qui se fait fort de défendre les ouvriers, d’incarner le parti des travailleurs, ne leur propose aucune solution à la crise, si ce n’est l’éternelle « préférence nationale », rebaptisée au passage « priorité nationale ». Les mots sont adoucis, mais leur sens demeure inchangé.
Il y en avait pour toutes les couleurs : frontistes pur jus, droite gaulliste, avec une longue citation de Maurice Druon, figure historique du gaullisme et de la résistance, mais aussi des appels à la gauche déçue par un an de présidence de François Hollande, assez peu écorné. Marine Le Pen n’avait pas de proposition ou de programme à développer, si ce n’est des appels à la voie référendaire pour dire la loi, ou encore la proportionnelle intégrale à toutes les élections. Elle est venue asseoir sa popularité toute récente, bâtie sur la crise, le chômage, le climat des affaires qui jouent décidément en sa faveur.