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Marine Le Pen "persiste et signe" à propos de "l'Occupation"

La vice-présidente du Front national, Marine le Pen, s'est défendue lundi de tout dérapage après des propos ce week-end comparant les "prières de rue" des musulmans à l'Occupation. /Photo prise le 1er septembre 2010/REUTERS/Jacky Naegelen

La vice-présidente du Front national, Marine le Pen, s'est défendue lundi de tout dérapage après des propos ce week-end comparant les "prières de rue" des musulmans à l'Occupation. /Photo prise le 1er septembre 2010/REUTERS/Jacky Naegelen - -

La vice-présidente du Front national, Marine le Pen, s'est défendue ce lundi de tout dérapage après des propos ce week-end comparant les "prières de rue" des musulmans à l'Occupation.

Lors d'une allocution prononcée au siège de son parti, à Nanterre, la dirigeante d'extrême droite a dit n'avoir fait que décrire une réalité. "S'agissant du terme 'occupation', je persiste et je signe", a-t-elle déclaré devant les journalistes.

"Mes propos ne constituent en aucune manière un dérapage, mais bien une analyse tout à fait réfléchie, d'autant plus assumée qu'elle ne procède que d'une banale constatation d'une réalité physique et juridique", a-t-elle ajouté.

Marine Le Pen a donné une liste de rues de Paris et de villes victimes selon elle d'un "phénomène d'occupation de rues loin d'être marginal".

"Ces occupations physiques du domaine public, qui interdisent les rues toutes les semaines, sont souvent accompagnées de haut-parleurs qui diffusent le prêche en arabe à de très forts volumes dans toute la rue, audibles sur plusieurs pâtés de maisons", a-t-elle dit.

La majorité et l'opposition ont unanimement dénoncé les propos tenus ce week-end par la vice-présidente du FN. La Ligue des droits de l'homme et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) ont dit leur intention de porter plainte pour incitation à la haine raciale.

Affirmant une fois de plus "dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas", Marine Le Pen a souligné que "le principe de liberté religieuse n'autorise pas tout et n'importe quoi".

"En refusant de condamner l'inadmissible comportement de ceux qui violent la loi, l'UMPS et ses acolytes effectuent un amalgame entre l'islam et islamisme et participent à la crispation légitime des Français", a-t-elle dit.

"Cette petite tempête dans un verre d'eau a comme d'habitude fait ressortir de leur terrier les professionnels de la subvention, de la publicité facile, des autorités prétendument morale de l'antiracisme", a-t-elle ajouté. En réponse à la plainte du Mrap, Marine Le Pen a dit son intention de saisir le ministère de l'Intérieur du cas de cette organisation "qui reçoit des subsides indécents des pouvoirs publics".

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a dénoncé lundi matin la "provocation supplémentaire" de Marine Le Pen.

"Le Pen père et fille ont de tous temps, en tous lieux et toutes circonstances expliqué que la gauche et la droite c'était blanc bonnet et bonnet blanc. A ceux qui s'interrogeaient sur le thème: la fille est un peu plus présentable que le père, c'est bonnet blanc et blanc bonnet", a-t-il dit sur France 2.

"C'est une provocation supplémentaire", a poursuivi le ministre du Budget. "Cette déclaration est un témoignage, une illustration supplémentaires que les nationalistes, c'est la haine des autres".

Jacky Naegelen, avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par Gilles Trequesser