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"Mâles blancs": Mounir Mahjoubi à la rescousse d'Emmanuel Macron

Pour Mounir Mahjoubi, l'expression "mâles blancs", employée par Emmanuel Macron, ne concerne que lui-même et n'a pas vocation a exclure les élus des banlieues.

Invité de Ruth Elkrief Mercredi sur le plateau de BFMTV, Mounir Majhoubi, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, est revenu sur la polémique liée aux termes utilisés mardi par Emmanuel Macron. En présentant son plan pour les banlieues, le président de la République a ironisé sur "deux mâles blancs", Jean-Louis Borloo et lui-même, qui seraient en train d'élaborer un plan qui ne les concerne pas.

Des propos qui ont fait grincer bien des dents et ont particulièrement froissé François Pupponi, le maire de Sarcelles: "J’habite Sarcelles depuis 56 ans, je suis blanc, donc oui j’ai le droit de dire ce que je pense dans ma ville. Hier, on a compris que le président voulait dire, 'puisque vous n’avez pas su régler le problème, moi je vais parler avec d’autres'", a-t-il assuré mercredi matin sur France Inter.

"Notre méthode c'est la concertation"

"François Puponni est l’un des maires qui s’est le plus engagé depuis toutes ces années. Je veux qu’il comprenne que ce n’est pas contre lui et que c’est le premier allié dont on a besoin", a répondu Mounir Mahjoubi sur BFMTV. Pour le secrétaire d'Etat chargé du Numérique, Emmanuel Macron a bel et bien voulu souligner l'engagement des maires et des élus, célébrant ces acteurs. Selon lui, si le président a utilisé le terme "mâles blancs", c'est avant tout pour parler de lui-même.

"Notre méthode c’est la concertation avec les gens concernés par un sujet. Ce n’est pas des experts à Paris qui doivent parler des quartiers populaires. Je suis né et j’ai grandi dans un quartier populaire, j’y habite encore et j’en suis le député. Nous sommes des millions à vivre dans les quartiers populaires en France. En utilisant ce terme, le président dit ‘ce serait dommage que l’on fasse ça à deux alors qu’il y a des millions de gens qui pourraient participer à cette démarche'", a-t-il expliqué.

Le numérique, un tremplin vers l'emploi dans les quartiers défavorisés ?

Mounir Mahjoubi a également assuré vouloir utiliser le numérique pour redynamiser les quartiers les plus pauvres, assurant que les nouvelles technologies y étaient très présentes et permettaient l'ouverture sur le monde. L'Etat compte profiter de cette opportunité pour créer de l'emploi.

"On a des jeunes qui savent utiliser le numérique et il se trouve que le numérique c’est un univers où on manque énormément de personnes. Former aux métiers du numérique dans les quartiers prioritaires, c’est une opportunité pour créer des emplois dès les prochains mois", a expliqué Mounir Mahjoubi.

G.D.