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Banlieues: Hamon regrette le manque d'ambition de Macron

Benoît Hamon le 2 décembre 2017 lors du congrès fondateur de son mouvement Générations au Mans

Benoît Hamon le 2 décembre 2017 lors du congrès fondateur de son mouvement Générations au Mans - JEAN-FRANCOIS MONIER, AFP/Archives

Benoît Hamon a critiqué ce mercredi les mesures présentées par Emmanuel Macron mardi dans le cadre de son plan banlieue, regrettant un manque d'ambition de la part du chef de l'Etat.

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a regretté ce mercredi le manque d'ambition du discours d'Emmanuel Macron pour les habitants des quartiers en difficulté, notant qu'à l'inverse, "tous les poncifs" sur la banlieue y étaient.

Loin des propositions de Borloo

Jean-Louis Borloo, auteur d'un rapport remis au gouvernement sur le sujet, "n'est pas un ami politique mais il a bossé, objectivement il a bossé, et avec du monde", a reconnu sur France 2 Benoît Hamon, par ailleurs conseiller régional d'Ile-de-France.

"Qu'est-ce qu'on a gardé ? Pas grand-chose (...) On picore", a-t-il ajouté, jugeant que Jean-Louis Borloo "fait le service après-vente (...) et n'a pas le courage de dire que tout ça était très loin de ce qu'il souhaitait".

Les banlieues "à contribution"

Pour Benoît Hamon, il manque dans le discours du président de la République mardi "la prise en compte de ce que souhaitent les habitants des quartiers eux-mêmes". A ces 4,8 millions de personnes "on leur dit "pas de plan, une méthode, vous ce sera une méthode"", alors que dans le même temps le gouvernement donne "3,2 milliards de baisse de l'impôt sur la fortune" aux plus riches, a-t-il critiqué.

"Emmanuel Macron a fait banlieue et terrorisme, banlieue et insécurité, banlieue et drogue, tous les poncifs type Valls-Sarkozy, tout y était, mais pour l'ambition qui consiste à dire nous attendons aujourd'hui des quartiers populaires et de leurs habitants qu'ils soient une contribution, parce qu'ils le sont, une énergie, pour que ce pays se redresse: rien, nada comme on dirait", a-t-il conclu.

M.F., avec AFP