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Macron ironise sur "l'alliance bolivarienne" de Mélenchon

Dans son programme, Jean-Luc Mélenchon prévoit d'adhérer à l'Alliance bolivarienne, une organisation politique et économique anti-atlantiste créée en 2004 par Hugo Chávez et Fidel Castro.

Emmanuel Macron a ironisé jeudi sur la "fascination" de Jean-Luc Mélenchon pour "l'alliance bolivarienne", alors que la progression dans les sondages du candidat de la France insoumise est venue bousculer la fin de campagne présidentielle.

Invité d'un "Sommet des start-up" au Palais-Brongniart à Paris, le candidat d'En Marche! a livré un discours pro-entrepreneurs, assurant à son auditoire que sa volonté d'une "politique d'efficacité économique" irait avec "de la justice sociale".

L'alliance bolivarienne de Chávez et Castro

"Et je le dis à un moment où notre pays vit une fascination pour un visage romantique de la justice", a poursuivi le candidat en allusion à la percée de Jean-Luc Mélenchon, placé troisième des intentions de vote par plusieurs sondages.

"En quelque sorte, votre serviteur est pris entre les feux de la réforme radicale où il faudrait passer le pays à la paille de fer sans proposer de la justice et de l'autre où le pays pourrait se relever dans l'alliance bolivarienne", a constaté Emmanuel Macron, en allusion à François Fillon à droite et à Jean-Luc Mélenchon à gauche.

Dans son programme, Jean-Luc Mélenchon propose que la France adhère à "l'Alliance bolivarienne pour les Amériques", organisation internationale marquée très à gauche regroupant plusieurs pays latino-américains et créée par les anciens dirigeants vénézuélien Hugo Chavez et cubain Fidel Castro.

Mélenchon parle du "virage inouï" vers la droite de Macron

Emmanuel Macron, accusé par Jean-Luc Mélenchon d'avoir opéré un "virage inouï" vers la droite durant sa campagne, a défendu ses propositions économiques et sociales.

"Il n'y a pas meilleur moyen de créer de la richesse, de donner un avenir à notre pays que d'avoir une politique juste, si ce n'est en permettant aux entrepreneurs d'accélérer et d'embaucher plus facilement. Une politique d'efficacité économique, en ayant de la justice sociale", a-t-il plaidé.

Le candidat a également fait allusion au risque que lui, favori de l'élection depuis plusieurs semaines, puisse être coiffé sur le poteau.

"En start-up, il faut avoir le triomphe humble, parce que les héros d'un jour sont parfois les oubliés du lendemain", a-t-il dit.

"Celui qui réussit, quelques mois plus tôt n'était même pas entrevu, et généralement celui qui est en train de réussir n'est obsédé que par une chose: être sûr qu'il a identifié tous ses challengers possibles qui peuvent lui jouer le même tour", a affirmé le candidat.

H.F. avec AFP