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Xavier Bertrand: "le FN n'a plus d'utilité dans le paysage politique"

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Xavier Bertrand était ce lundi l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, à la veille du bureau politique de l’UMP qui doit notamment se prononcer sur le changement de nom du parti. 

Alors que le bureau politique de l'UMP se réunit mardi et doit se prononcer sur les statuts et le nouveau nom du parti, Xavier Bertrand réitère ses réticences sur le patronyme choisi. "J'ai écrit à Nicolas Sarkozy il y a quelques semaines en lui disant que "Les Républicains", je n'étais pas fan, je n'étais pas enthousiaste, à cause de cette référence possible aux Etats-Unis", explique-t-il.

Xavier Bertrand reconnaît par ailleurs, que l'américanisation de la vie politique "n'est pas son truc". L'ancien Secrétaire général de l'UMP aurait préféré une autre appellation et avait proposé "Les Populaires". Mais Xavier Bertrand accepte finalement le choix de Nicolas Sarkozy. "On a mieux à faire que de se déchirer sur le nom de l'UMP. C'est le projet qui fera la nouveauté de l'UMP, plus que le nom", plaide l'élu. 

Marine Le Pen "doit exclure" son père du FN

Après un week-end chaotique pour le Front national, Xavier Bertrand estime que le parti de Marine Le Pen "n'a plus d'utilité dans le paysage politique". Le député-maire UMP de Saint-Quentin estime que la présidente du FN tente de tirer partie des sorties politiques de Jean-Marie Le Pen. "Elle veut faire oublier qu'elle est une héritière", affirme Xavier Bertrand qui poursuit l'anaphore. "Une héritière du patrimoine financier de Jean-Marie Le Pen, une héritière politique de Jean-Marie Le Pen, une héritière dans la provocation". 

"Ca fait des mois et des mois qu'il tient des propos, pourquoi attendre aujourd'hui pour le sanctionner", se questionne l'élu de droite qui estime malgré tout que Marine Le Pen "doit exclure" son père du parti. Xavier Bertrand s'en prend aussi à l'entourage de Marine Le Pen dans ce conflit interne. Florian Philippot, en guerre ouverte contre le fondateur du parti est pour Xavier Bertrand "un petit Robespierre qui veut la tête de Louis XVI". 

Xavier Bertrand votera la loi sur le renseignement

L'Assemblée nationale votera mardi le projet de loi sur le renseignement. Le texte, défendu par le gouvernement vise à lutter contre le terrorisme en renforçant notamment la surveillance sur internet. Xavier Bertrand votera la loi "sans hésiter" et se rangera derrière la quasi unanimité que provoque ce texte à droite comme à gauche. "Il faut savoir ce que l'on veut, on ne peut pas avoir la mémoire courte, affirme Xavier Bertrand. On sait ce qu'il s'est passé au mois de janvier".

Le projet de loi a toutefois soulevé l'inquiétude d'associations de défense des libertés qui dénoncent la mise en place d'une surveillance de masse. Xavier Bertrand ne croit pas au "côté Big brother en France" où "tout le monde va être espionné". L'ancien ministre votera la loi pour permettre de "démasquer" et de "mettre hors d'état de nuire" les terroristes qui projettent des attentats en France. 

"Daesh veut notre mort"

Sur la même ligne, Xavier Bertrand estime que la vente de Rafale au Qatar, signée ce lundi à Doha suit la direction de la lutte contre le terrorisme. Xavier Bertrand se "réjouit" de ce nouveau contrat et "félicite tous les acteurs qui permettent de vendre les Rafale à l'international". L'élu UMP cite le groupe Dassault mais aussi François Hollande et le ministre de la Défense "qui s'implique énormément". D'après Xavier Bertrand, la vente de Rafale participe à la "guerre" menée contre Daesh. "En vendant les avions, c'est ce qui permet aussi de faire la peau à ces terroristes", assure le député. 

C. B