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UMP: le chèque de 363.615 euros de Sarkozy (enfin) encaissé

Nicolas Sarkozy le 29 novembre 2014 au siège de l'UMP à Paris.

Nicolas Sarkozy le 29 novembre 2014 au siège de l'UMP à Paris. - Kenzo Tribouillard - AFP

Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, avait décidé de rembourser le parti au titre des pénalités qui lui avaient été infligées après le rejet de ses comptes de campagne.

Après vérification, la direction de l'UMP a finalement bien encaissé le chèque de Nicolas Sarkozy mercredi. Un délai de quelques jours a été nécessaire pour vérifier le cadre juridique de ce règlement, que l'ancien Président avait dit avoir effectué le 1er décembre dernier.

Pas de "plafond" pour un remboursement

Au lendemain de l'annonce de ce paiement par l'ex-chef de l'Etat, le nouveau trésorier du parti, Daniel Fasquelle, avait demandé une note "technique" et "juridique" pour savoir si ce chèque pouvait être considéré comme un "don" fait à un parti. Une procédure alors illégale car la loi les limite à 7.500 euros par personne physique et par an.

La réponse de l'expert sollicité par l'UMP et reçue mercredi a été sans ambiguïté: le chèque fait par Nicolas Sarkozy s'apparente à un "remboursement", il n'y a donc pas de plafond valable dans ce cas.

Dans une lettre datée du 1er décembre, l'ancien président de la République avait fait savoir qu'il verserait finalement lui même les 363.615 euros à l'UMP, au titre des pénalités payées par le parti qui lui avaient été infligées à cause du rejet de ses comptes de campagne en 2012.

L'UMP relance ses adhérents

Le parti, toujours très endetté, s'active en cette fin d'année pour faire entrer de l'argent dans les caisses. Deux relances auprès des sympathisants ont été déjà effectuées par le trésorier depuis l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy.

Une autre doit être envoyée dans les heures qui viennent. Elle sera signée cette fois de la main du président de l'UMP et ciblera les adhérents et tous ceux qui ont participé au "Sarkothon".

Le temps presse: les dons des particuliers effectués avant le 31 décembre sont défiscalisés au titre de l'année 2014.

Damien Fleurot