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Thierry Santa (LR) réélu à la tête du Congrès de Nouvelle-Calédonie

Le président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie Thierry Santa, la 16 juillet 2015 à Noumea.

Le président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie Thierry Santa, la 16 juillet 2015 à Noumea. - Fred Payet - AFP

Les Calédoniens devront choisir en novembre 2018 s'ils souhaitent demeurer ou non au sein de la France.

Thierry Santa (LR) a été réélu mercredi à la présidence du Congrès de la Nouvelle-Calédonie au deuxième tour du scrutin, avec les 29 voix de la droite non indépendantiste contre 25 voix pour Roch Wamytan, candidat des indépendantistes. Il a appelé les élus locaux à la "responsabilité" à l'approche du référendum d'autodétermination de 2018 malgré leurs divisions.

"L'heure n'est plus aux calculs politiques (...). Nous avons le devoir de trouver les voies de la sagesse pour guider le peuple calédonien vers ce destin commun que nous souhaitons tous. Telle est notre responsabilité", a déclaré Thierry Santa, réélu pour un an à la présidence de l'institution.

Alors que les Calédoniens devront choisir en novembre 2018 de demeurer ou pas au sein de la France, il s'est également dit "convaincu que ce n'est pas en répondant à la question binaire telle qu'elle est prévue (...) que nous répondrons (au) besoin de reconnaissance mutuelle" des populations européenne et kanak.

Il a prôné au préalable des "Etats généraux de l'avenir" pour parvenir à une synthèse sur les "valeurs communes, l'identité calédonienne, l'organisation institutionnelle future et la stratégie économique et minière".

Remise en cause du référendum

"Thierry Santa a prononcé un discours engagé, il a immédiatement remis en cause le référendum, c'est regrettable et ce n'est pas notre position", a déclaré Sonia Backès, chef du groupe Les Républicains calédoniens, un groupe de six élus issu d'une recomposition de la droite calédonienne à l'occasion des dernières législatives.

Les indépendantistes ont également critiqué les propos du président du Congères, déplorant qu'il n'ait pas évoqué "la souveraineté" de l'archipel.

"Il repousse aux calendes grecques la question de l'indépendance. C'est fort de café depuis le temps qu'on prépare le pays à assumer cette responsabilité", a déclaré Louis Mapou, chef du groupe UNI (Union nationale pour l'indépendance).

Il a également repoussé le projet d'"Etats généraux de l'avenir", soulignant que les indépendantistes n'avaient pas été consultés sur cette idée. Depuis l'accord de Nouméa conclu entre l'Etat et les dirigeants locaux (négocié en 1988 et signé en 1998), un processus de décolonisation par étapes est en cours en Nouvelle-Calédonie.

L.A., avec AFP