BFMTV

Syrie: les députés UMP apportent leur "soutien unanime" à Jacques Myard

Jacques Myard le 31 octobre 2013 à l'Elysée, à Paris.

Jacques Myard le 31 octobre 2013 à l'Elysée, à Paris. - Martin Bureau - AFP

Alors que Nicolas Sarkozy avait qualifié de "gugusses" les quatre parlementaires partis en Syrie, Christian Jacob, le chef de file des députés UMP, a exprimé mardi le "soutien unanime" du parti à leur collègue  Jacques Myard.

Les députés UMP apportent leur "soutien unanime" à Jacques Myard après son voyage en Syrie avec trois autres députés, annonce Christian Jacob. Jacques Myard a notamment rencontré Bachar al-Assad au cours de ce voyage, ainsi que deux autres élus. Une visite qui a fait polémique en France, et au sein même de l'UMP.

Suspendre le groupe d'amitié France-Syrie pour le PS

Nicolas Sarkozy, président du parti, avait qualifié de "gugusses" les quatre parlementaires, dont le voyage, aussi critiqué par Alain Juppé, avait en revanche été approuvé par François Fillon. 

"Il est normal que les députés puissent se déplacer", a déclaré à la presse Christian Jacob, en précisant que Jacques Myard, député UMP des Yvelines, avait "reçu ce matin un soutien unanime au groupe".

Le président du groupe UMP a qualifié "d'idiotie complète" la proposition du chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, de suspendre le groupe d'amitié France-Syrie. Une proposition approuvée par le président du groupe, Gérard Bapt (PS), qui avait participé au voyage en Syrie mais n'avait pas rencontré Bachar al-Assad.

"On ne va pas couper le monde en deux, les gentils et les méchants"

"On est vraiment dans la morale par le petit bout de la lorgnette", s'est exclamé Christian Jacob. "On ne va pas couper le monde en deux, les gentils et les méchants, ceux qu'on a le droit de voir et ceux qu'on a pas le droit de voir", s'est-il exclamé. "Si on raisonne comme ça, on aura le droit d'aller en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Angleterre et puis après c'est tout!".

"Nos collègues n'étaient pas (en Syrie, ndlr) en tant que représentants de leur groupe ou de leur formation politique, mais dans le cadre de leur mandat parlementaire, et donc à partir de là, on rejette toutes les critiques et attaques personnelles qui ont pu être portées contre les uns et les autres", a-t-il ajouté.

"Ensuite chaque formation politique a sa liberté de jugement sur la politique conduite et les positions des uns et des autres", a indiqué Christian Jacob. Selon lui, "si on veut enrichir notre politique étrangère, on a aussi besoin d'avoir des députés qui se déplacent sur le terrain".

A. K. avec AFP