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Sarkozy: "Valls est le porte-parole des mensonges de Hollande"

Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, était l'invité de France 3 ce vendredi soir.

Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, était l'invité de France 3 ce vendredi soir. - Capture d'écran - France 3

"Qui croit encore aujourd'hui ce que dit Monsieur Hollande? Qui?" Pour l'une de ses ultimes apparitions publiques avant le second tour des élections départementales dimanche, Nicolas Sarkozy était ce vendredi soir l'invité du journal national de France 3. L'occasion pour l'ex-président d'égratigner un peu plus son successeur à l'Elysée, François Hollande, et son Premier ministre, Manuel Valls.

Quelques heures après le déplacement du président de la République dans l'usine PSA de Trémery, en Moselle, son adversaire défait le soir du 6 mai 2012 a tancé "ses mensonges" au sujet de la reprises de l'emploi.

"Qui peut douter que Monsieur Hollande a une spécialité: mentir?", s'est-il interrogé vendredi soir sur le plateau la chaîne publique.

"Nous sommes à deux jours de l'élection, il y a deux jours les chiffres du chômage ont été annoncés: 33.000 chômeurs de plus en catégorie A,B et C et il vient nous dire que ça va mieux parce que 300 emplois ont été créés", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Nous sommes le seul pays avec la Croatie qui a vu son déficit augmenter", a-t-il également attaqué sur le volet économique.

Celui qui est redevenu le patron de l'UMP en novembre dernier a également lancé une pique en direction du chef du gouvernement de Manuel Valls. "Je n'ai pas à répondre à Monsieur Valls, qui est dans les médias, matin, midi et soir, c'est à se demander s'il a encore une minute pour réfléchir, et travailler", a-t-il ironisé. Et de faire ensuite d'une pierre deux coups:

"Je dis simplement que Manuel Valls est le porte-parole des mensonges de François Hollande."

Sur la stratégie du "ni-ni", Nicolas Sarkozy a appelé à la prudence. "Je pense que les Français se détournent de toute parole publique, y compris de celle de la classe des journalistes", a attaqué l'ancien locataire de l'Elysée. "Face à cette méfiance, nous devons tous être humbles et modestes, il y a beaucoup de souffrance, et des problèmes de plus en plus complexes."

"Moi je ne veux pas donner de leçon de moral", a-t-il encore déclaré. "S'il est immoral de voter le Front national, pourquoi est-il autorisé?" a questionné Nicolas Sarkozy, avant de répéter qu'il "ne veut pas donner de consignes de vote". Ce qu'une majorité de Français n'approuve pas, selon un récent sondage.

Jé. M.