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Sarkozy se défend sur les suppressions de postes de policiers

Lors d’un meeting en Moselle mardi soir, en pleine grogne des policiers, Nicolas Sarkozy s’est défendu sur les suppressions de postes décidées pendant son quinquennat parmi les forces de l’ordre. Pour lui, la sécurité n’est pas affaire d’effectifs mais de "chaîne pénale".

En meeting ce mardi soir en Moselle, l’un des départements qui lui ont apporté le plus de parrainages pour la primaire, Nicolas Sarkozy s’est exprimé en terrain conquis, devant une salle très enthousiaste. L’ancien président de la République a utilisé sa stratégie habituelle, en s’adressant au noyau dur de son électorat et en privilégiant quelques thèmes en particulier, dont l’islam et la sécurité.

Le candidat à la primaire de la droite s’est donc posé en candidat de l’autorité. "Je ne serai pas le président de l’impuissance", a-t-il d’abord affirmé.

Le retour des peines planchers

En pleine grogne des policiers, il n’a pas manqué d’évoquer les manifestations de ces derniers jours. Une occasion pour lui de se défendre, alors que l’exécutif pointe les suppressions de poste chez les forces de l’ordre décidées sous son quinquennat.

"La sécurité, ce n’est pas une question d’effectifs, c’est une question de chaîne pénale. Si les policiers et les gendarmes continuent à arrêter des délinquants qui sont immédiatement remis dans la nature, rien ne changera", a-t-il estimé.

Une référence à peine voilée aux peines planchers, instaurées sous la droite et abrogées sous le quinquennat de François Hollande. Le retour des peines planchers figurent parmi les revendications des policiers manifestants, qui réclament cette mesure pour les agresseurs des membres des forces de l’ordre. 

Charlie Vandekerkhove avec Agathe Lambret