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Sarkozy s'inquiète pour Macron: "Ça va très mal finir..."

Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, le 8 mai 2016

Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, le 8 mai 2016 - Philippe Wojazer - Pool - AFP

De "bluffé" à "inquiet": depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé à l'Elysée, l'ancien président de la République a multiplié les marques de bienveillance à son égard. Mais il tire aujourd'hui la sonnette d'alarme.

C'est désormais de notoriété publique: Nicolas Sarkozy ne tarit pas d'éloges sur Emmanuel Macron. Au point même de voir la situation se gâter pour lui. Des indiscrétions datant de la fin du mois de mai, soit moins de deux semaines après l'investiture du nouveau chef de l'Etat, ont même laissé entendre que l'ancien patron des Républicains était "bluffé" par le jeune Président. Une bonne impression à des années lumières de celle éprouvée, il y a cinq ans, à l'égard de son successeur de l'époque, François Hollande...

Puis il y a eu ce geste, au mois de juillet. Le couple Macron invite le couple Sarkozy pour un dîner privé -et secret- à l'Elysée. Un signe de respect grandement apprécié par l'ancien chef de l'Etat, comme le révèle à l'époque un de ses proches cité par Le Figaro: "Le président Macron a l'intelligence de ne pas sous-estimer l'expérience de Nicolas Sarkozy." Dés lors, les deux hommes se parleraient "souvent".

"Lui, au moins, il est bien élevé..."

A en croire nos confrères du Parisien ce dimanche, cette invitation aurait même marqué le début d'une love-story entre les deux présidents: l'ancien ne cacherait pas être séduit par le nouveau, se retrouvant "un peu dans son tempérament", selon les confidences d'un proche citées par le quotidien. Plus que toute autre qualité, l'ancien locataire de l'Elysée apprécierait l'éducation d'Emmanuel Macron.

"Lui, au moins, il est bien élevé, il est républicain", aurait même lâché Nicolas Sarkozy, égratignant une nouvelle fois, au passage, François Hollande.

Ces bons sentiments semblent réciproques. Toujours selon le quotidien francilien, le président de la République vanterait à son tour les qualités de son prédécesseur en privé. Il inciterait même ses ministres de droite, Gérald Darmanin et Bruno Le Maire, à demander "conseil" à leur ancien chef de file. En louant sa réforme constitutionnelle de 2008 et en adoptant une rhétorique proche de la sienne sur certains thèmes sécuritaires, d'aucuns ont même estimé qu'Emmanuel Macron marchait désormais dans les pas de Nicolas Sarkozy.

Quand Sarkozy s'inquiète

Cette nouvelle relation prend une tournure encore plus étonnante quand l'on apprend que l'ancien leader de la droite se fait un peu de mouron pour son successeur. Toujours bienveillant, il s'inquiéterait de voir son homologue d'En Marche ne dormir qu'une poignée d'heures par nuit. Plus sévère, il le jugerait également "déconnecté" de la réalité.

"Il n'a pas d'emprise sur le pays. Il ne s'adresse qu'à la France qui gagne, pas à celle qui perd", aurait-il confié en privé.

Nicolas Sarkozy se montrerait même alarmiste: face à une société "extrêmement violente" et un Emmanuel Macron trop certain de lui-même, il redouterait une "éruption politique", conclut Le Parisien. A qui voudrait l'entendre il lâcherait même que "ça va très mal finir..."

Jérémy Maccaud