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Sarkozy s'attaque au concept d'"identité heureuse" défendu par Juppé

Nicolas Sarkozy sur TF1, le 24 août 2016.

Nicolas Sarkozy sur TF1, le 24 août 2016. - Bertrand Guay - AFP

L'ancien chef de l'Etat, invité du 20 heures de TF1, a exprimé son désaccord avec l'objectif exprimé par son rival à la primaire de la droite, et dressé le portrait d'une France angoissée.

Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, a brocardé mercredi sur TF1 le concept d'"identité heureuse" porté par son rival Alain Juppé, qui le devance depuis des semaines dans les sondages.

L'ancien chef d'Etat, qui publie ce mercredi un livre dans lequel il a annoncé sa candidature, Tout pour la France, a nié tout abîme entre lui Alain Juppé - rappelant au passage que le maire de Bordeaux travaillait sous ses ordres durant le quinquennat précédent - tout en dressant le portrait d'une France "angoissée".

"Il a été dans mon gouvernement c'est bien qu'il doit bien des convictions avec moi", a ironisé sur le plateau du 20 heures celui qui a quitté lundi la présidence des Républicains pour se consacrer pleinement à sa campagne. 

"Disons les choses comme elles sont"

"Mais disons les choses comme elles sont. L'identité heureuse, pour les six millions de chômeurs qui regardent le plein emploi aux Etats-Unis, le plein emploi en Grande-Bretagne, le plein emploi en Allemagne? L'identité heureuse, dans une communauté nationale qui se demande si le pays qu'ils ont reçu de leurs parents et de leurs grands-parents ils pourront le transmettre à leurs enfants?", a interrogé Nicolas Sarkozy. "L'identité heureuse, pour des classes moyennes écrasées d'impôts? L'identité heureuse, pour des gens qui ont travaillé toute leur vie et qui sont matraquées fiscalement au moment de transmettre le fruit d'une vie de travail à leurs enfants?", a-t-il poursuivi. 

L'ex-chef d'Etat, qui avait déjà affirmé il y a peu que "l'identité heureuse ça n'existe pas", a fait de l'identité l'un des thèmes principaux de son livre, dans lequel il prend des positions très clairement ancrées à droite. Confirmant par exemple qu'il veut revenir sur les menus de substitution dans les cantines scolaires, il écrit "L’identité de la France doit être notre premier combat".

V.R.