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Sarkozy placé sur écoute dans une nouvelle affaire

Les téléphones portables de Nicolas Sarkozy ont été placés sur écoute selon "Le Monde".

Les téléphones portables de Nicolas Sarkozy ont été placés sur écoute selon "Le Monde". - -

L'ancien président de la République a été placé sur écoute dans une affaire de corruption, selon le quotidien "Le Monde". Ces écoutes ont entraîné l'ouverture d'une information judiciaire pour "violation du secret de l'instruction" et "trafic d'influence".

Nicolas Sarkozy placé sur écoute. Selon le journal Le Monde, une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog est à l'origine d'une enquête judiciaire lancée le 26 février pour trafic d'influence.

Le quotidien ajoute que l'ancien chef de l'Etat a été placé sur écoute à la demande des juges enquêtant sur les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi.

En décembre 2013, le quotidien du soir dévoilait déjà que plusieurs conversations enregistrées entre Brice Hortefeux et Christian Flaesch, l'ancien patron de la police judiciaire de Paris. Le policier avait alors été mis à l'écart, en raison de sa trop grande proximité avec l'homme politique.

Selon Le Monde, Nicolas Sarkozy, serait aussitôt devenu moins bavard sur son téléphone "officiel". Face à ce changement d'attitude, les juges ont alors découvert l'existence d'un second téléphone portable, enregistré sous un nom fictif. L'appareil a lui aussi été placé sous surveillance.

Plusieurs portables sur écoute

C'est sur un de ces téléphones qu'ils ont pu écouter une conversation entre Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog qui évoquent un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert.

Les conversations entre l'ancien Président et son avocat attesteraient, selon Le Monde, que Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, affecté à une chambre civile, les renseignerait sur l'évolution de la procédure concernant l'affaire Bettencourt.

Les écoutes démontreraient que Maître Herzog aurait évoqué avec Nicolas Sarkozy cet accès privilégié aux informations provenant de la Cour de cassation. Il lui aurait même indiqué, écrivent les journalistes du Monde, que Gilbert Azibert "serait ravi de bénéficier d'un coup de pouce professionnel".

Une enquête judiciaire ouverte pour trafic d'influence

Au vu de cette conversation, qui avait été transmise au parquet national financier, selon la source proche du dossier, celui-ci avait ouvert le 26 février une information judiciaire pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction.

Dans ce cadre, les juges Claire Thépaut et Patricia Simon ont mené mardi des perquisitions à Paris, Nice et Bordeaux, dans les bureaux et aux domiciles de MM. Azibert et Herzog.

Cet épisode arrive au plus mauvais des moments pour Nicolas Sarkozy, soupçonné de vouloir effectuer son retour en politique. Il y a quelques jours, on apprenait qu'un de ses plus proches conseillers, Patrick Buisson, avait enregistré des conversations privées entre lui, l'ancien Président, alors en exercice, et plusieurs conseillers.

M. K. avec AFP