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Racisme en France: "un écran de fumée de la part du PS", selon Copé

Jean-François Copé accuse le PS de tendre un "écran de fumée" en invoquant le racisme.

Jean-François Copé accuse le PS de tendre un "écran de fumée" en invoquant le racisme. - -

Dans une interview au "Parisien", le président de l'UMP accuse le PS de tendre un "écran de fumée" en invoquant le racisme.

Racistes, les Français? Jean-François Copé n'est pas d'accord, et accuse le Parti socialiste de tendre un "écran de fumée" en invoquant le "péril raciste", dans la foulée des attaques contre Christiane Taubira.

A la question, "la France devient-elle raciste? ", le président de l'UMP répond "non", dans un entretien au Parisien. "Nous assistons à des dérapages qui se multiplient, qui viennent souvent d'ailleurs de candidats du FN ou des Le Pen eux-mêmes, ce qui montre que derrière le vernis de la nouvelle extrême droite, il y a toujours les vieilles dérives", accuse-t-il.

"Mais je ne laisserai pas dire que la France ou les Français sont racistes", poursuit Jean-François Copé. "L'amalgame qui consiste à faire croire qu'il y a un péril raciste en France est insupportable. C'est un écran de fumée de la part du PS", assure-t-il. "Le véritable sujet de préoccupation des Français, c'est l'insécurité, le chômage, les impôts..."

"Tensions communautaires très fortes"

Interrogé sur l'élue UMP de Seine-et-Marne également accusée d'attaques racistes contre la ministre de la justice, Jean-François Copé insiste sur le fait que la fautive a été "sanctionnée dans l'heure". Claudine Declerck a par ailleurs démissionné lundi.

"Il est normal que nous condamnions avec la plus grande fermeté les attaques racistes contre Christiane Taubira. Cela ne doit pas occulter son échec catastrophique en matière de politique pénale", assène-t-il.

A défaut de reconnaître une montée du racisme en France, Jean-François Copé parle de "tensions communautaires très fortes". "Il faudra un débat empreint de respect et de lucidité sur la question de l'identité et de ces tensions qui opposent ces communautés et qui sont liées à des politiques de l'immigration et de lutte contre la délinquance inefficaces", analyse le patron de l'UMP.

A. K. avec AFP