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"Printemps des cons": Jean-François Copé indigne le gouvernement

Jean-François Copé, lundi à Nîmes

Jean-François Copé, lundi à Nîmes - -

Jean-François "a vraiment fait de l'outrance langagière son fonds de commerce", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem, en réaction au "printemps des cons" évoqué lundi soir à Nîmes par le président de l'UMP

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a fait de l'"outrance langagière son fonds de commerce", a estimé mardi la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, interrogée sur le "printemps des cons" évoqué lundi soir à Nîmes par le dirigeant de l'opposition.

"Jean-François Copé a vraiment fait de l'outrance langagière son fonds de commerce. Sans doute pense-t-il que cela finira par cacher la vacuité totale de ses propositions", a dit la porte-parole lors de son point de presse hebdomadaire à l'issue du Conseil des ministres.

"Ce n'est pas la première fois que l'on entend un éminent responsable de l'UMP utiliser ce mot", a-t-elle lancé en rappelant une réplique de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, en 2008 au Salon de l'agriculture.

"Je vous mets au défi de citer une seule proposition de Jean-François Copé depuis douze mois maintenant... Je n'ai pas entendu une seule proposition sur le front économique, sur le front social, une proposition un peu constructive, un peu alternative, un peu utile", a accusé Najat Vallaud-Belkacem.

"Printemps des cons"

"Et pour cause, a-t-elle poursuivi, l'UMP est à la peine de faire ce travail, parce qu'elle n'a pas fait l'indispensable travail de mea culpa, de retour sur ce qui n'a pas marché. Elle ne s'est pas interrogée sur la raison pour laquelle les Français n'ont pas souhaité reconduire" l'ancienne majorité.

"N'ayant pas fait ce travail, de réquisitoire contre elle-même, il est impossible de revenir avec des propositions neuves et des idées inédites", a-t-elle souligné.

"À défaut, la facilité consiste à tomber dans le dérapage verbal régulier. M. Copé nous y a désormais habitués", a conclu la porte-parole.

À Nîmes, lors d'un meeting, M. Copé avait déploré le "silence du président de la République sur l'affaire scandaleuse du 'Mur des cons', tenu par le Syndicat de la magistrature". "Les cons, c'est nous, c'est vous, ce sont les justiciables, ce sont les victimes, c'est le peuple français", a-t-il lancé, prédisant le réveil prochain de ce peuple "silencieux" et "méprisé" sous la forme d'un "Printemps de cons".


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T.B. avec AFP