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Primaire à droite: "tout le monde va se foutre sur la gueule" prédit Guaino

Henri Guaino sera peut-être candidat à la primaire de la droite et du centre.

Henri Guaino sera peut-être candidat à la primaire de la droite et du centre. - AFP

Henri Guaino craint que la primaire de la droite et du centre ne dégénére. Depuis plusieurs semaines, les candidats à l'investiture multiplient les piques et font monter la tension.

La guerre Copé-Fillon a laissé des traces. Trois ans et demi après le fiasco de l'élection du président de feu l'UMP, le scandale de la COCOE et la prise de pouvoir musclée de Jean-François Copé, Henri Guaino craint que l'histoire ne se répète. L'ancienne plume de Nicolas Sarkozy, qui n'exclut pas d'être candidat lui-même, s'inquiète du climat qui règne entre les concurrents à la primaire de la droite et du centre. 

Ils vont "se foutre sur la gueule"

Henri Guaino, qui n'en est pas à sa première élection, est lucide sur la situation de son parti, Les Républicains. Selon le député des Yvelines, "tout le monde va se foutre sur la gueule" pendant la campagne à l'investiture pour l'élection présidentielle, croit-il savoir dans les colonnes de Marianne.

Un pugilat auquel pourrait bien participer l'éminence grise de Nicolas Sarkozy, même s'il refuse de se déclarer officiellement tant qu'il n'aura pas obtenu les parrainages de 20 parlementaires de droite.

Pour autant, ses soutiens y croient et assurent, toujours dans l'hebdomadaire, qu'il a "60% de chances" d'y arriver.

La guerre a déjà lieu 

Les autres candidats à la primaire n'ont pas attendu Henri Guaino pour mettre le feu aux poudres. Après la tentative de Nicolas Sarkozy de modifier en catimini les règles du vote, l'équipe des juppéistes a accusé l'ancien président de jouer la carte du "pourrissement". Réponse cinglante de l'ancien chef d'Etat: "Juppé, c'est Chirac, il ne fera rien". 

De son côté, Jean-François Copé prévient Sarkozy qu'il ne doit "pas se faire d'illusion sur (sa) détermination". Même animosité de Bruno Le Maire à l'égard de François Fillon qu'il accuse de faire la "course à l'échalote 'plus thatchérien que moi tu meurs'". La boucle est bouclée avec l'ancien Premier ministre qui juge Nicolas Sarkozy "totalement en dehors de la vie"

Paul Aveline