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Présidentielle 2022: Valérie Pécresse promet aux Républicains de "jouer collectif"

La présidente de la région Île-de-France s'est montrée offensive, ce samedi, tout en plaidant à nouveau pour que soit organisée une primaire à droite en vue de désigner un candidat unique pour 2022.

Valérie Pécresse, candidate à une éventuelle primaire de la droite pour la présidentielle de 2022, a promis aux électeurs de droite de "jouer collectif" tout en martelant sa "détermination", samedi à Brive-la-Gaillarde lors de la rentrée de son mouvement Libres!

"A la fin, il faudra qu'il y ait un candidat unique. Je jouerai toujours collectif. Je ne suis plus aux Républicains mais je me sens profondément de droite et j'accepterai la règle du jeu", a affirmé l'ex-LR dans un discours retransmis par duplex à la rentrée des Républicains de Loire-Atlantique à La Baule, où deux autres candidats à une primaire, Michel Barnier et Philippe Juvin, étaient présents.

"Ma détermination est intacte"

Mais "si je suis candidate, c'est pour gagner, alors je ne lâcherai rien. Ma détermination est intacte", a-t-elle ajouté. Assurant que "nos idées et nos solutions sont plébiscitées partout", elle s'en dit certaine, "la droite peut et doit gagner la présidentielle de 2022".

"Il faut qu'on percute le duel Macron-Le Pen, entre l'immobilisme et la démagogie", a assuré la présidente de la région Ile-de-France lors de cette rentrée qui attendait près de 1500 personnes, avant de dérouler les grands axes de sa campagne.

"Je suis candidate à la présidentielle pour restaurer la fierté française, pour remettre de l'ordre et redonner de l'espoir", a-t-elle lancé, devant une affiche ou son portrait de trois quarts s'affichait en bleu-blanc-rouge.

Face à l'"immigration incontrôlée", il faut "remettre de l'ordre: un clandestin doit être renvoyé chez lui", a-t-elle lancé, déclenchant des applaudissements lorsqu'elle a assuré que les étrangers ne devaient pas venir "pour toucher des allocations mais pour se retrousser les manches en parlant notre langue".

Une écologie sans "idéologie"

Estimant que "le travail doit payer", elle a fixé pour but "d'augmenter d'au moins 10%" les salaires nets, "sans que cela pèse sur les entreprises, mais avec une baisse des cotisations sociales".

Et pour les retraités qui ont travaillé et cotisé toute leur vie "il faut une retraite digne" qui soit "au moins égale au Smic", a lancé Valérie Pécresse.

Derniers axes de sa campagne: une écologie "des résultats, pas de l'idéologie" et "la politique familiale et l'éducation", a-t-elle assuré, en plaidant pour un "sursaut national" sur l'école.

Jé. M. avec AFP