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Présidence de l'UMP : Copé-Fillon, après les paroles, les actes

Jean-François Copé et François Fillon

Jean-François Copé et François Fillon - -

Les rivaux de l'UMP Jean-François Copé et François Fillon ont rendez-vous mardi matin à l'Assemblée nationale pour finaliser leur accord du 17 décembre dernier.

"C'est moi, j'ai proposé une avancée" fanfaronnait Jean-François Copé, président autoproclamé de l'UMP, le 18 décembre dernier au lendemain de l'annonce d'un accord avec son rival François Fillon. Les deux hommes doivent se rencontrer mardi à l'Assemblée nationale, à 10h30, pour finaliser les termes de leur accord en sept points.

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Si un nouveau vote des militants en septembre 2013 semble acté, la mise en place de la direction collégiale du parti s'annonce comme le point le plus sensible des tractations engagées sous la tutelle de Jean-Pierre Raffarin notamment.

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Une nouvelle équipe qui devra "tenir compte de toutes les sensibilités et motions", ont martelé les représentants des deux camps.

• Les copéistes Luc Chatel comme vice-président délégué et Michèle Tabarot comme secrétaire générale, et les fillonistes Laurent Wauquiez en tant que vice-président et Valérie Pécresse comme secrétaire générale déléguée sont préssentis.

• Le poste très sensible de trésorier est dévolu à la députée copéiste de la Marne Catherine Vautrin, depuis le départ du filloniste Dominique Dord qui avait démissionné fin novembre en dénonçant l'utilisation des moyens du parti par Jean-François Copé durant la campagne.

• Reste à pourvoir l'ensemble des autres postes du parti et notamment ceux, stratégiques, de la commission d'investiture, la commission des statuts et du bureau politique. Ceci en tenant aussi compte des non-alignés.

Retrouver un rôle d'opposant à François Hollande

Mais il semble perdurer des différences de points de vue. Pour les copéistes, en effet, cet accord reconnaît la victoire de Jean-François Copé et de ses deux lieutenants, Luc Chatel et Michèle Tabarot. 

Ce qui inquiète le camp Fillon : "On veut une véritable direction collégiale, à tous les postes-clés".

Une condition sine qua non pour que l'ancien Premier ministre dissolve son groupe - le R-UMP- à l'Assemblée nationale et symbole de la profonde crise qui a secoué le parti d'opposition.

Une rôle d'opposant que Jean-François Copé aimerait incarner et revoir chez ses troupes. D'autant plus que François Fillon n'est pas certain de se présenter à nouveau.

Lors de ses voeux, il a appelé à "tourner la page 2012" et à choisir "le pardon, l'unité, l'esprit d'équipe et la fraternité". Surtout, le deputé-maire de Meaux entend s'opposer "aux projets destructeurs" de François Hollande.

S.A. avec AFP