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Maël de Calan, ancien soutien d'Alain Juppé, candidat à la présidence des Républicains

Maël de Calan a officialisé sa candidature à la présidence de LR ce mardi.

Maël de Calan a officialisé sa candidature à la présidence de LR ce mardi. - Fred Tanneau - AFP

A 36 ans, cet ancien porte-parole d'Alain Juppé devient le sixième candidat à briguer la présidence du parti de droite.

Il a pris sa décision. Après avoir laissé entendre pendant quelques jours qu'il réfléchissait à se présenter à la présidence des Républicains, Maël de Calan, conseiller départemental du Finistère et ancien soutien d'Alain Juppé, a annoncé officiellement sa candidature ce mardi. A 36 ans, celui qui souhaite porter "les couleurs d'une droite ouverte et équilibrée" est donc le sixième candidat déclaré pour l'élection qui se tiendra les 10 et 17 décembre prochains.

Sur la ligne de départ, le vice-président du parti Laurent Wauquiez, les députés Julien Aubert et Daniel Fasquelle, la maire de Taverny (Val-d'Oise) Florence Portelli et Laurence Sailliet, membre du bureau politique depuis 2011 et proche de Xavier Bertrand.

"Un collectif de nouveaux visages"

Maël de Calan se présente "avec un collectif de nouveaux visages d'élus qui ont fait des choix différents à la primaire, qui incarnent toutes les sensibilités du parti mais qui se réunissent sur deux messages essentiels: d'abord la volonté faire de la politique très différemment, de manière plus fraîche, en se débarrassant du cynisme, du sectarisme, de la mauvaise foi, et ensuite en portant sur le fond les couleurs d'une droite ouverte et équilibrée".

La droite, a-t-il expliqué sur France 2, "peut intéresser les Français si elle est utile et si, plutôt que de s'opposer avec mauvaise foi à ce que fait le gouvernement, elle cherche à dire simplement ce qu'elle pense et ce qu'elle ferait différemment si elle était au pouvoir".

"Il y a clairement deux lignes"

Lors des législatives, Maël de Calan s'était présenté dans le Finistère sous l'étiquette "Union de la droite et du centre", comme représentant d'une droite ouverte pour réformer avec Macron". Il a été battu par la candidate officiellement investie par La République en marche, Sandrine Le Feur.

Interrogé sur la candidature de Laurent Wauquiez, Maël de Calan a expliqué n'être "candidat contre personne. En revanche il y a clairement deux lignes différentes incarnées dans ce congrès: une ligne très clivante sur la forme et très dure sur le fond, qui est portée par Laurent, et une ligne plus crédible sur la forme et plus ouverte sur le fond, qui est la ligne historique de la droite française, qui à mon sens est majoritaire dans notre électorat et qui est la seule à pouvoir nous faire gagner les futures échéances électorales", a-t-il déclaré. 

Pas de soutien officiel de Juppé mais...

Quant à un éventuel soutien d'Alain Juppé, le maire de Bordeaux a pris les devants en déclarant lundi qu'il ne parrainerait aucun candidat et qu'il tenait à garder ses distances avec cette élection. Interrogé lors d'un déplacement dans sa ville ce mardi matin, Alain Juppé a tout de même eu quelques mots à l'égard de son cadet. 

"J’ai été chef de parti, moi-même et j’ai pris du recul. Mon souhait aujourd’hui est d’aider à l’émergence d’un nouveau leadership. Une nouvelle génération est en train de se lancer. Aujourd’hui, je ne me mêle pas de LR, mais je veille à sa ligne politique, de là où je suis. Je tiens à ce qu’elle soit respectée, pas d’alliance avec le Front National, notamment. Maël de Calan défend cette ligne politique", a déclaré le maire de Bordeaux, cité par Sud Ouest.

Alain Juppé "est un homme d'Etat, il en a marre qu'on le fasse parler et qu'on l'instrumentalise", avait précisé un peu plus tôt Maël de Calan, tout en revendiquant une "filiation juppéiste très prononcée".

Charlie Vandekerkhove avec AFP