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Les Républicains: Wauquiez face à la colère des opposants Portelli et Calan

Florence Portelli et Maël de Calan sont furieux contre Laurent Wauquiez (à droite).

Florence Portelli et Maël de Calan sont furieux contre Laurent Wauquiez (à droite). - AFP; Montage BFMTV

Les deux candidats malheureux à la présidence des Républicains réclament une meilleure représentation au sein du parti. Mardi soir, au siège, l'ambiance a été électrique.

Ambiance difficile chez LR. Mardi soir, la réunion du Bureau politique a été tendue: l'annonce de la composition de la Commission nationale d'investiture (CNI) et du nouveau Bureau politique (BP) a enflammé les discussions. Florence Portelli et Maël de Calan, les deux perdants de l'élection à la présidence de LR, sont furieux: ils reprochent à Laurent Wauquiez de leur avoir réservé un trop faible contingent de représentants au sein de la CNI et du BP. "Il refuse d'ouvrir le BP et la CNI aux noms proposés par elle et Maël de Calan, alors qu'il s'y était engagé en guise de rassemblement", glisse-t-on du côté de Florence Portelli.

"On avait formulé une demande très simple, que tout le monde peut comprendre: une représentation proportionnelle" dans les instances en fonction des scores obtenus lors de l'élection interne, a déclaré Maël de Calan (9,25% des voix, contre 16,11% pour Florence Portelli). Au lieu de cela, ils n'ont obtenu que deux sièges: les leurs. Le conseiller départemental du Finistère menace de ne pas occuper son siège.

"Il faut que certaines têtes dégonflent"

"Laurent Wauquiez nous a expliqué qu'il devait des postes à Larcher, Retailleau et même à Fillon", raconte encore Florence Portelli, citée par le JDD. "Et en plus, il fallait que les noms qu’on lui proposait lui conviennent: non seulement il nous laissait que des miettes mais il fallait en plus que nos miettes lui conviennent!". Dans le camp de l'ex-porte-parole de François Fillon, qui a accusé Laurent Wauquiez de "mépriser la jeunesse", on dénonce une "épuration".

"Il faut que certaines têtes dégonflent", répond l'entourage de Laurent Wauquiez. "Les sensibilités, ce n'est pas que Calan et Portelli. Il faut faire de la place à tout le monde!". "La proposition qui leur a été faite était juste, compte tenu de l'ensemble des sensibilités", abonde Laurence Sailliet, porte-parole de LR avant d'ajouter, s'adressant aux deux candidats malheureux: "on ne parle pas en mal de sa propre famille politique".

Semaine chargée pour Wauquiez

L'ambiance est électrique, et Laurent Wauquiez n'a pas besoin de ça. Le président du parti tente de se poser en rassembleur, alors qu'une partie de ses cadres a fini par acter son départ: Xavier Bertrand et Alain Juppé ont annoncé qu'ils ne reprendront pas leur carte cette année. Valérie Pécresse, elle, souhaite que son mouvement "Libres!" ne soit pas automatiquement associé à LR. Quant à Nicolas Sarkozy, il se charge de distiller des piques à son encontre devant des jeunes élus du parti.

Laurent Wauquiez va donc devoir tenter de garder le cap, malgré tout. Cette semaine est importante pour lui: jeudi, il va participer pour la première fois à l'Emission politique sur France 2 avant de présider samedi son premier conseil national de LR, l'équivalent du parlement du parti. C'est à ce moment que la composition du Bureau politique et celle de la Commission nationale d'investiture seront définitivement adoptées.

Ariane Kujawski