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Pour Wauquiez, le départ de Bertrand de LR n'est "pas acceptable"

Laurent Wauquiez

Laurent Wauquiez - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Le nouveau président de LR a fustigé le départ du parti de Xavier Bertrand, évoquant "des calculs personnels".

En dépit de son souhait de ne pas "regarder dans le rétroviseur", Laurent Wauquiez semble avoir en travers de la gorge le départ de Xavier Bertrand des Républicains. Selon le nouveau président du parti de la rue de Vaugirard, il n'est "pas acceptable de claquer la porte de sa famille politique dans ces conditions". "Voir un tel succès de mobilisation le dimanche et partir ainsi le lundi soir...", a-t-il ajouté.

Au cours d'une réunion des députés LR, il a jugé que "les calculs personnels nous tuent, et nous risquons d'en payer collectivement le prix". "J'ai tenté de joindre Xavier Bertrand toute la journée d'hier, je lui ai laissé des messages. Sa réponse, je l'ai eue hier durant le JT de France 2", a poursuivi Laurent Wauquiez.

"Les égos, les aigreurs personnelles, c'est le monde d'hier"

Défendant pour sa part "une aventure collective" et la volonté de "se concentrer sur le souffle de la reconstruction", le nouveau patron de LR a assuré que "les égos, les aigreurs personnelles, c'est le monde d'hier. Il faut laisser les attitudes teintées d'égoïsme à la porte. Je ne regarde pas dans le rétroviseur, nous avançons".

À peine élu président de LR, Laurent Wauquiez a dû affronter lundi son premier coup dur avec l'annonce du départ de Xavier Bertrand. Cette défection est le signe de la lourdeur de la tâche qui l'attend pour incarner l'opposition, tout en contenant la fuite des "modérés" et en maintenant sa stratégie de siphonnage du FN.

"J'ai décidé de quitter définitivement Les Républicains", a annoncé le président des Hauts-de-France, lundi, au journal de 20H00 de France 2. "Je ne reconnais plus ma famille politique alors j'ai décidé de la quitter", a-t-il dit, en dénonçant des "dérives" de LR, notamment sur l'Europe. Il a assuré qu'il n'entendait ni rejoindre un autre parti ni en créer un nouveau.

P.L avec AFP