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Le boulanger des Landes reçu par Nicolas Sarkozy

Stéphane Cazenave a déjà reçu le soutien de NKM, François Fillon et François Bayrou.

Stéphane Cazenave a déjà reçu le soutien de NKM, François Fillon et François Bayrou. - BFMTV

Cet artisan de Saint-Paul-lès-Dax réclame de pouvoir ouvrir son commerce sept jours sur sept. Après avoir reçu le soutien de l’UMP, Stéphane Cazenave va être reçu lundi soir par Nicolas Sarkozy.

Mobilisation générale à l’UMP pour le boulanger des Landes. Début février, Stéphane Cazenave, artisan à Saint-Paul-lès-Dax, dans les Landes, tombait sous le coup d'un arrêté préfectoral lui interdisant d'ouvrir son commerce sept jours sur sept, comme le faisait le boulanger-pâtissier depuis trois ans.

"Je crée des emplois et de la richesse, je ne vois pas pourquoi on m'empêcherait de le faire", plaidait Stéphane Cazenave, qui emploie 22 salariés.

Il semblerait que son appel ait été entendu puisque celui qui a obtenu en 2014 le prix de "la meilleure baguette de France" au 1er Master national de la baguette de tradition française va être reçu lundi soir par Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP. 

Une pétition lancée par NKM

Depuis le 2 février, Stéphane Cazenave est dans l'obligation de fermer 24 heures, l'arrêté préfectoral stipulant que le commerce peut rester ouvert tous les jours de la semaine, mais la vente doit cesser pendant 24 heures. Une perte pour le commerçant de "250.000 euros par an". Un témoignage qui n'a pas laissé insensible les représentants de l'opposition.

Car avant Nicolas Sarkozy, le boulanger de Saint-Paul-lès-Dax a déjà reçu vendredi dernier la visite de Nathalie Kosciusko-Morizet. Pendant une heure, la vice-présidente de l'UMP a fait le tour du propriétaire avant de repartir avec une commande de viennoiseries. 

Au terme de cette visite, NKM a annoncé le lancement d'une pétition intitulée "Laissez le boulanger Stéphane Cazenave travailler librement", sur le site change.org. Lundi, le texte, qui assure que "cette injonction de fermeture administrative apparaît non seulement injuste au regard de sa volonté de travailler mais également en total décalage avec les attentes des Français qui croient en la valeur travail, à la récompense de l'effort et à l'emploi local", avait déjà reçu le soutien de près de 31.500 personnes. 

Fillon et Bayrou en soutien

Plus tôt, la semaine dernière, Stéphane Cazenave avait reçu le soutien de François Fillon. Sur son blog, l'ancien Premier ministre dénonçait "que le travail puisse dans notre pays être considéré comme un délit et la passion d'un artisan ainsi bridée doit nous alerter sur l'absurdité de notre système", après s'être entretenu par téléphone avec le boulanger.

De son côté, François Bayrou a jugé que cette mesure d'interdiction d'ouvrir sept jours sur sept était "inacceptable" et que le boulanger était victime d'un "abus". Qu'"on laisse travailler ceux qui ont envie de travailler", a déploré le maire de Pau et président du MoDem, sur LCI et Radio Classique. Concluant: "On a l'impression que la volonté de créer, la volonté de vivre, de faire naître des emplois nouveaux est mal vue en France et sanctionnée. Il y a perpétuelle suspicion, un doute inquisitorial sur ceux qui travaillent. Il suffirait de laisser cela agir pour qu'une grande partie des potentialités françaises recrée de l'emploi et de la richesse".

J.C.