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Islam, banlieues, Macron: Sarkozy se lâche devant des responsables économiques français

Nicolas Sarkozy lors de la Fête de la Violette du parti Les Républicains, le 4 juillet 2015.

Nicolas Sarkozy lors de la Fête de la Violette du parti Les Républicains, le 4 juillet 2015. - Guillaume Souvant - AFP

Devant le think tank Choiseul 100, le président des Républicains a tiré à boulets rouges sur ses adversaires socialistes, mais n'a pas manqué non plus d'égratiner certains pans de la société française.

Quand Nicolas Sarkozy se lâche, ça n'est pas à moitié. Lundi, le président des Républicains s'exprimait devant un think tank libéral, le club Choiseul 100. Devant des responsables économiques, il a choisi de ne pas policer son discours. "Vous n'avez pas soutenu mes réformes. Vous financez des organes de presse qui me veulent du mal. Vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas avoir fait les réformes nécessaires puisque je vous ai sauvés de la crise", a-t-il lancé, selon Le Point.

Quant à lui, il considère avoir "sauvé l'Europe, sinon le monde, d'une crise majeure en 2008", en collaboration "avec Angela" Merkel. Autrefois très atlantiste, il accuse désormais Barack Obama de ne rien faire pour stabiliser le Moyen-Orient. Il appelle également l'islam à à se réformer en profondeur. "L'islam est la seule religion qui a connu son Moyen-Age après sa Renaissance", selon lui.

"Ce n'est pas une chance d'être chauve"

En France, ce sont les socialistes, chantres de l'égalitarisme à ses yeux, qui se trouvent dans le viseur de Nicolas Sarkozy. "François Hollande veut qu'il y ait moins de riches; moi, je veux moins de pauvres". Puis analyse: "On n'a pas tous le même salaire parce qu'on ne travaille pas tous pareil". Et d'illustrer son propos par une curieuse métaphore. "Ce n'est pas parce que certains sont chauves qu'on doit tous devenir chauves. Ce n'est pas une chance d'être chauve". 

Emmanuel Macron n'est pas chauve, mais lui aussi se trouve être une cible de choix. Selon Le Point, Nicolas Sarkozy n'a pas pu s'empêcher d'ironiser sur le ministre de l'Economie et sa popularité à droite. "Personne n'a une photo dédicacée de monsieur Macron?", a-t-il demandé à l'assistance d'un sourire amusé.

Le cas des banlieues françaises, en revanche, l'amuse moins. Car Nicolas Sarkozy estime que "les banlieues doivent arrêter de culpabiliser la France". Et de rappeler la souffrance des espaces ruraux français qui eux, "n'ont pas brûlé les abribus et pourtant crèvent". Nicolas Sarkozy, comme Emmanuel Macron face au think tank En temps réel vendredi dernier, a-t-il été piégé par le off ou avait-il l'intention de marquer son auditoire? Contacté par BFMTV.com, son entourage n'a pas donné suite.