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Insécurité: pour Rachida Dati, "Paris n'est pas le Bronx"

Rachida Dati était l'invitée de Ruth Elkrief le lundi 9 décembre.

Rachida Dati était l'invitée de Ruth Elkrief le lundi 9 décembre. - -

Rachida Dati, maire UMP du septième arrondissement de Paris et députée européenne, était l'invitée de Ruth Elkrief lundi soir. Elle est revenue sur les élections municipales de 2014.

Y a-t-il un grave problème de délinquance à Paris? Le débat est au coeur de la campagne des municipales. Dimanche, dans le JDD, Frédéric Péchenard, l'ex-patron de la police parisienne, avait contredit Bertrand Delanoë qui estimait que "Paris n'était pas le Bronx", en référence à un quartier sensible de New York. Sur BFMTV lundi soir, Rachida Dati, proche comme Frédéric Péchenard de Nicolas Sarkozy, n'a pourtant pas abondé dans son sens.

"La délinquance a augmenté, mais Paris n'est pas le Bronx, selon moi. Et je ne me cantonne pas au 7e arrondissement! Il y a des problèmes de sécurité, il y a des foyers de délinquance, mais nous ne sommes pas dans une zone sans foi ni loi. Le Bronx, c'est ça, et on n'en est pas là", assure la maire du 7e arrondissement.

En revanche, à l'instar des deux candidates à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo, Rachida Dati estime que "la capitale doit être plus sécurisée". "Il y a un renfort en termes d'effectifs de police et je m'en réjouis, comme dans le 7e arrondissement, où sept nouveaux policiers sont arrivés" ce lundi.

Dati dénonce "les campagnes qui sentent mauvais"

Revenant sur les attaques dont elle a été la cible ces derniers mois, l'ancienne garde des Sceaux s'est félicitée de ne pas tenir "de double langage", et de ne pas faire de "campagne qui sente mauvais", en référence à ses adversaires politiques.

"Il y a quelques temps, un type me menaçait. Il voulait m'extorquer de l'argent, notamment au sujet de ma fille. Il est arrivé à la mairie du 7e, pour tenter d'entrer en contact avec moi. J'ai cela tous les jours, tout comme j'ai eu des tracts d'un membre du comité de soutien d'un élu dissident, qui me reproche ma vie personnelle, ce que je suis, et même en termes d'origine. Ce n'est pas très joli, mais je ne m'en plains pas, parce que la politique, personne ne m'a forcée à en faire", conclut la maire UMP.

Alexandra Gonzalez