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"Injures", "cynisme", "brutal"… La classe politique réagit aux déclarations chocs Wauquiez

Laurent Wauquiez

Laurent Wauquiez - Lionel BONAVENTURE / AFP

Plusieurs élus et membres du gouvernement ont fustigé les propos tenus par le président des Républicains qui a tiré à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, Gérald Darmanin et Angela Merkel lors d'un cours dispensé à l'EM Lyon.

Nicolas Sarkozy espionnant les téléphones portables de ses ministres, Emmanuel Macron fomenteur d’un complot conduisant à la chute de François Fillon, Gérald Darmanin qualifié de "Cahuzac puissance 10"… Au lendemain de la diffusion par l'émission Quotidien des déclarations chocs de Laurent Wauquiez lors d’un cours dispensé à l’EM Lyon, plusieurs personnalités politiques se sont indignées sur les réseaux sociaux des propos tenus par le président des Républicains.

À commencer par les membres de la majorité présidentielle avec, en premier lieu, Gérald Darmanin: ""Je suis très étonné que de tels propos puissent être tenus dans une école de commerce", a déclaré le ministre de l'Action et des Comptes publics, assurant néanmoins qu'"à part (s)'inquiéter de la qualité de l'enseignement dans certaines grandes écoles de commerce", il n'avait "pas pour l'instant de déclaration à faire".

Pour Benjamin Griveaux, les déclarations de Laurent Wauquiez relèvent de la "Diffamation", d'"injures", de la "vulgarité". "Une conception particulière de l’enseignement… Les étudiants de l’EM Lyon méritent mieux!", indique le porte-parole du gouvernement sur Twitter.

Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, parle de son côté d’une séquence qui reflète "la vraie nature de Wauquiez: mépriser les journalistes, Nicolas Sarkozy ou Angela Merkel et même se convaincre qu’Emmanuel Macron le copie". "C’est Surprise Surprise? Non?", s’interroge encore ironiquement le secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement.

Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu, assure quant à lui préférer la "bienveillance", qualité qu'Emmanuel Macron s’est souvent attribué, "au cynisme" de Laurent Wauquiez.

La députée LaRem, Aurore Bergé, a pour sa part fustigé les propos du président des Républicains, le qualifiant de "Brutus et brutal".

"Je ne suis pas étonnée par la brutalité de Laurent Wauquiez. Mais nous n’avons pas cherché à démolir François Fillon. Nous avons fait campagne et les Français ont jugé", a-t-elle également déclaré ce samedi matin sur France info.

Pour Hugues Renson, vice-président de l’Assemblée nationale, le "cynisme, la dureté, et le double langage" de Laurent Wauquiez est "un beau cas d’école" pour incarner "ce qu’on reproche trop souvent à ‘un politique’. Éloigné de la réalité, manipulant la vérité, souvent par facilité ou manque de courage".

"C'est vraiment désespérant ce 'bullshit'"

Dans le camp des Républicains, le député de la 10e circonscription du Nord, Vincent Ledoux, prononce une citation de l’humoriste Fernand Reynaud en guise de commentaire aux propos de Laurent Wauquiez: "La Justice se rend, elle ne se vole pas!" a-t-il écrit sur Twitter, assurant son "soutien à Darmanin".

L'ancien député LR, Frédéric Lefebvre, n’épargne pas non plus Laurent Wauquiez. "C’est vraiment désespérant ce ‘bullshit’", s’agace-t-il, avant de reprendre une citation de René Char:

"Il existe une sorte d’homme toujours en avance sur ses excréments."

Enfin, le maire de Reims et ancien député LR, Arnaud Robinet, a fait part de son étonnement: "J’espérais que cela soit un montage, mais malheureusement… ", a-t-il écrit sur Twitter.
Paul Louis