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Hortefeux attend que Sarkozy "s'engage pleinement dans la vie politique"

Brice Hortefeux sur le plateau de BFMTV-RMC, le 5 juin 2014

Brice Hortefeux sur le plateau de BFMTV-RMC, le 5 juin 2014 - -

Invité de BFMTV-RMC jeudi matin , Brice Hortefeux est revenu sur sa tribune dans le Monde, dans laquelle il plaide pour le retour de Nicolas Sarkozy. Voici ce qu'il faut retenir de son interview.

"Le retour de Nicolas Sarkozy devient une nécessité". C'est par ces mots que Brice Hortefeux a appelé de ses voeux un retour de son mentor. Reste à savoir si le principal intéressé est prêt à revenir dans l'arène politique.

"Je ne sais pas quelle sera sa décision, j'ai indiqué ce que j'espérais, mais sa décision, je ne la connais pas. Il s'exprimera quand il aura à le faire", a expliqué Brice Hortefeux, jeudi matin sur BFMTV-RMC.

# Nicolas Sarkozy, un retour à l'été?

Il n'empêche: pour Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy reste l'homme providentiel à droite. "Le pays est en crise. On a besoin d'un chef, on a besoin d'un projet, on a besoin d'un cap. On a besoin d'une opposition unie", a-t-il invoqué.

Nicolas Sarkozy devrait, s'il fait acte de candidature pour la présidence de l'UMP dont le congrès aura lieu le 12 octobre prochain, se déclarer "autour de l'été", a souligné Brice Hortefeux, "mais comme pour tous les candidats". "Les candidats à la présidence de l'UMP devront clarifier leur position autour de l'été".

Outre la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy pourrait-il revenir dans la course à la présidence en 2017? Si l'ancien président reste mutique sur ce point depuis sa mise en prenthèse de la vie politique après sa défaite en 2012, Brice Hortefeux souhaite, lui, que Nicolas Sarkozy "s'engage pleinement dans la vie politique". Donc soit aussi le candidat de la droite en 2017.

# La question des primaires

Alors que l'UMP traverse une grave crise avec l'affaire Bygmalion -qui a contraint le président du parti Jean-François Copé à démissionner- le fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy estime même que l'ancien président, en tant que leader naturel à droite, ne devrait pas être soumis à la primaire pour choisir le candidat UMP pour la présidentielle de 2017. De quoi susciter quelques réactions à droite chez les fervents défenseurs d'une primaire.

"Je considère qu'une primaire peut être utile quand il y a une grande incertitude, quand il n'y a pas de candidat qui se détache. La primaire ne se pose pas quand il y a une certitude", a tranché Brice Hortefeux, estimant qu'une candidature Nicolas Sarkozy s'imposerait d'elle-même.

#Le point Bygmalion

Mais si la route du retour de Nicolas Sarkozy semble toute tracée pour Brice Hortefeux, elle pourra toutefois comporter quelques obstacles. A commencer par l'affaire Bygmalion qui secoue l'UMP et qui concerne indirectement Nicolas Sarkozy. Pas de quoi éclabousser l'ancien président toutefois estime Brice Hortefeux. "J'observe une chose simple: il n'y a pas d'affaire, il y a un feuilleton. La justice est saisie, elle va faire son travail. Je retiens ce qu'a dit le trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy, Philippe Briand: il n'a jamais été demandé par la présidence d'imputer des comptes de campagne à l'UMP."

# Le grand pardon

Enfin, interrogé sur sa position vis-à-vis de François Bayrou -qui avait publiquement annoncé qu'il allait voter pour François Hollande en 2012-, Brice Hortefeux a convenu qu'il n'avait pas oublié cet épisode. "Oublier, non; pardonner, oui", a-t-il résumé.

Sandrine Cochard