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Guaino tacle Fillon et appelle au respect "des uns et des autres"

Henri Guaino

Henri Guaino - -

L'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, dans un entretien au magazine Valeurs Actuelles, se pose en défenseur de l'ex-chef de l'Etat face aux attaques directes de François Fillon.

Une "trahison morale". Henri Guaino n'a pas digéré les attaques de François Fillon à l'encontre de Nicolas Sarkozy, jeudi dernier, à l'occasion d'une réunion publique à la Grande-Motte. L'ancien conseiller spécial règle ses comptes dans un entretien à paraître, jeudi, dans Valeurs actuelles et dénonce le "très mauvais calcul" de l'ex-Premier ministre.

Candidat déclaré à la primaire à droite de 2016, François Fillon avait dénié le rôle d'"homme providentiel" à Nicolas Sarkozy et estimé que l'UMP ne pouvait vivre "congelée" dans l'attente d'un éventuel retour de l'ancien chef de l'Etat. "Ce qu'il a fait n'est pas digne de l'homme d'Etat qu'il a la prétention d'être", assène Henri Guaino. 

"Après l'épisode lamentable de l'automne dernier [L'élection du président de l'UMP qui a opposée François Fillon à Jean-François Copé, NDLR], cette politique de la terre brûlée est un très mauvais calcul", renchérit le député UMP des Yvelines, jugeant qu'il y a "des limites au reniement".

Personne ne peut "rivaliser" avec Sarkozy

Surtout, Henri Guaino estime que pour l'heure "personne" ne peut "rivaliser" avec l'ancien chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy était d'ailleurs, trois jours avant la Grande-Motte, venu triomphalement devant le bureau politique de l'UMP après... l'invalidation de ses comptes de campagne.

A cette occasion déjà, François Fillon avait montré son opposition en refusant de se lever pour l'applaudir et ses lieutenants n'avaient pas manqué de "faire connaître" son mécontement.

"L'échéance présidentielle est encore loin, prévient Henri Guaino. En attendant, nous devons apprendre à vivre avec nos différences et dans le respect des uns et des autres. Apparemment, c'est difficile pour certains".

S. A. avec AFP