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Eric Woerth attaque la "méchanceté inouïe" d'Arnaud Montebourg

Relaxé dans l'affaire Bettencourt, l'ancien ministre UMP ne digère toujours pas les accusations de ses adversaires politiques. Dernier en date: Arnaud Montebourg.

Eric Woerth ne décolère pas. L'ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, relaxé jeudi dans les deux volets de l'affaire Bettencourt dans laquelle il était poursuivi, règle désormais ses comptes. Et s'en prend à nouveau à ceux qu'il accuse de l'avoir injustement accablé pendant les cinq ans de l'instruction.

En ligne de mire: Martine Aubry et Arnaud Montebourg. Dans Le Parisien lundi, le député-maire de Chantilly rappelle que Martine Aubry a été "absolument ignoble quand elle a commencé à accuser ma femme". Cette dernière avait été embauchée en 2007 par la société Clymène, qui gérait la fortune de Liliane Bettencourt, avant de reconnaître avoir "sous-estimé un conflit d'intérêt" et de quitter l'entreprise.

Hamon "regrette" ses propos sur Woerth

Autre cible: Arnaud Montebourg. Pour Eric Woerth, l'ancien ministre socialiste a été d'une "méchanceté inouïe". En juin 2010, alors député PS et force de l'opposition, Arnaud Montebourg s'en prend au couple Woerth et déclare: "Nous avons un ministre du Budget, en même temps trésorier de l'UMP, dont la femme travaille à organiser la fraude fiscale de Mme Bettencourt". Aussitôt, Florence Woerth l'attaque pour diffamation. Le député PS lui présente finalement ses excuses, et l'épouse d'Eric Woeth retire sa plainte.

Mais le désir de revanche est bien là. Dans Le Figaro vendredi, il réclame des excuses à ceux qui l'ont accusé. Arnaud Montebourg n'est d'ailleurs pas le seul: il cite également Ségolène Royal ou encore Claude Bartolone. Vendredi, Benoît Hamon, porte-parole du PS en 2010 et lui aussi véhément à l'époque sur l'affaire Woerth, a reconnu avoir été trop loin: "j'ai pu dire comme beaucoup d'autres des choses qui ont blessé mes adversaires et, si c'est le cas, je le regrette", a-t-il lâché sur RTL

A. K.