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Relaxé, Woerth demande des excuses à Aubry, Ayrault et Royal

L'ancien ministre UMP du Budget a été blanchi jeudi des accusations "d'abus de faiblesse" sur la milliardaire Liliane Bettencourt. Aujourd'hui, il réclame des excuses à certains de ses adversaires, "qui sont allés trop loin".

Blanchi par la justice, Eric Woerth veut désormais des excuses. L'ancien ministre du Budget, député-maire UMP de Gentilly, a été relaxé des accusations de "trafic d'influence" et "d'abus de faiblesse", les deux volets de l'affaire Bettencourt dans laquelle il était poursuivi. "Je retrouve pleinement mon honneur", s'est réjoui sur Twitter le député de l'Oise, qui n'assistait pas au jugement.

Aujourd'hui, il réclame des comptes.

"J'aimerais que tous ceux qui ont été si prompts à m'accuser reconnaissent qu'ils sont allés trop loin", confie-t-il au Figaro. Et de citer Martine Aubry, l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ou encore Claude Bartolone et Ségolène Royal.

"Elle osait dire que j'étais 'le pouvoir corrompu'", rappelle Eric Woerth. Qui enfonce le clou: "Aujourd'hui, les héros sont les accusateurs publics. La France est devenue un incubateur de malveillance".

"On a cherché à me tuer socialement"

Interrogé sur Europe 1, l'ancien ministre revient sur les cinq ans de procédure judiciaire. "Ca change la vie, ça la plombe aussi", explique-t-il. "C'est compliqué à vivre". Dans Le Figaro, il affirme qu'"on a cherché à me tuer socialement. J'étais très visible (...) j'avais de bons résultats au gouvernement".

Désormais, Eric Woerth voit le ciel s'éclaircir. Il dit vouloir s'"investir encore plus en politique" pour "défendre (s)es convictions". Il s'apprête à sortir un livre sur la politique économique française et réaffirme sa loyauté envers Nicolas Sarkozy. "Je suis prêt à le suivre", lance-t-il. Mis à l'écart, l'ancien ministre pourrait bien jouer de nouveau un rôle sur la scène politique française.

A. K.