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Défense: Sarkozy souhaite un effort "indispensable" pour le budget

Nicolas Sarkozy, le président du parti Les Républicains et pas encore officiellement candidat à la primaire de la droite.

Nicolas Sarkozy, le président du parti Les Républicains et pas encore officiellement candidat à la primaire de la droite. - AFP

Dans un entretien au Figaro, Nicolas Sarkozy s'engage à porter le budget de la défense à 1,85% du PIB en 2018, contre 1,5% actuellement. "Nos armées sont en situation d'embolie financière gravissime", plaide-t-il notamment.

"La France est en état d'urgence à l'intérieur et en guerre à l'extérieur." Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, estime qu'un "effort sans précédent pour le budget de la défense est indispensable", dans une interview à paraître lundi dans Le Figaro.

Le budget de la défense "est actuellement de 32 milliards d'euros", indique l'ancien président de la République qui évoque une "situation d'embolie financière grave" pour les armées.

"Pour la première fois depuis 1945, la France dispose d'un budget de la défense inférieur à celui de l'Allemagne (34 milliards). Quel symbole! Cela en dit long sur la perte d'influence de la France, sur les ambitions allemandes et le manque d'ambitions français".

"Notre objectif est d'atteindre les 2% du PIB en 2022"

Un "effort sans précédent pour le budget de la défense est donc indispensable", ajoute Nicolas Sarkozy - qui ne s'est pas encore officiellement déclaré candidat à la primaire de la droite et du centre - prévoyant de porter ce budget à 1,85% du PIB, contre 1,5% aujourd'hui, soit 35 milliards d'euros en 2018 et 41 milliards en 2022.

Cela "représente près de 32 milliards d'euros cumulés supplémentaires sur l'ensemble du prochain quinquennat. Notre objectif est d'atteindre les 2% du PIB en 2022", dit-il.

Il "faut un nouveau traité" européen

Par ailleurs, à l'occasion de la journée de l'Europe lundi, Nicolas Sarkozy estime qu'il "faut un nouveau traité, un traité de refondation. C'est la proposition que la France devra mettre sur la table dès le début de l'alternance", quelle que soit l'issue du référendum sur le Brexit. L'ex-président propose ainsi "la création d'un Fonds monétaire européen et d'un secrétaire général du gouvernement économique qui agisse comme un véritable directeur du Trésor".

Il faut également "revoir complètement la répartition des compétences entre les États et l'Union. L'Europe s'occupe de beaucoup trop de choses (...) L'Europe doit recentrer ses compétences sur pas plus d'une dizaine de politiques communes prioritaires", dit-il.
la rédaction avec AFP