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David Douillet: "Je n'emmènerai pas mes enfants" dans les fan zones

Le député LR des Yvelines était l'invité de Nathalie Lévy jeudi soir sur BFMTV. Le vice-président du comité régional du tourisme en Ile-de-France s'est inquiété du bon déroulement de l'Euro, dont les festivités ont commencé ce jeudi soir avec un grand concert sur le Champ-de-Mars.

A l'instar de Valérie Pécresse, David Douillet n'ira pas avec ses enfants dans les fan zones pour vivre l'Euro 2016. L'ancien ministre des Sports s'est montré très critique jeudi soir sur BFMTV sur les conditions d'organisation de cet événement sportif majeur. Le député LR des Yvelines considère que le choix des fan zones pour rassembler les supporters n'est pas judicieux en termes de sécurité et de conséquences économiques. 

"La Tour Eiffel est une cible"

David Douillet espère que "tout a été fait" mais n'est pas très confiant sur le dispositif de sécurité mis en place. "Franchement moi je n'irai pas, je n'y emmènerai pas mes enfants, compte tenu de ce qui a été dit avant par des gens qui veulent sacrifier notre liberté", a-t-il lâché en faisant référence à plusieurs menaces proférées par des jihadistes.

Il a en particulier pointé du doigt la fan zone installée sur le Champ-de-Mars. "La Tour Eiffel est une cible. Organiser quelque chose en dessous est une hérésie avec la menace qui pèse sur le monument le plus célèbre de France", a-t-il regretté. "Je serai le plus heureux des hommes à la fin de ce championnat s'il n'y a rien eu", a-t-il lancé.

"17 sponsors participent aux fan zones"

Selon lui, le maintien de ces espaces malgré le contexte de risques terroristes est en réalité une affaire d'argent. "Il y a 17 sponsors qui participent à ces espaces, imaginez qu'on les annule!", s'est-il exclamé en faisant référence aux contrats et partenariats signés. "Il y a plus d'un million de personnes sur le seul site de la Tour Eiffel qui va défiler pendant toute la compétition, du business se fait, de l'alcool va être vendu", a-t-il insisté. 

Sur les grèves dans les transports et des éboueurs, l'élu Les Républicains a considéré que la CGT prenait "en otage l'Euro" et que ses actions "coûtent des milliards au pays". L'ancien champion de judo a estimé que le type d'images données par les actions des grévistes pourrait nuire à la candidature de la France pour les Jeux olympiques. "C'est une catastrophe", s'est-il exclamé. "On s'est tiré une balle dans le pied et il va falloir pédaler très fort pour pouvoir la remonter", a-t-il regretté.

E. M.