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Copé veut un "groupe de travail" sur le FN à l'UMP

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, veut un "groupe de réflexion" sur le FN (photo d'illustration).

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, veut un "groupe de réflexion" sur le FN (photo d'illustration). - -

Le président de l'UMP a appelé mercredi à une réflexion en interne sur la "ligne" à adopter face au Front national. Un sujet qui ne semble pas préoccuper de la même manière tous les cadres du parti.

Face à la montée du FN, Jean-François Copé veut définir "une ligne" dans ses rangs. Mercredi, le président de l'UMP a appelé son parti à "une vraie réunion de travail sur le Front national", "sur la base du volontariat". Objectif: réaffirmer l'UMP comme le principal parti d'opposition, alors qu'un sondage CSA pour BFMTV souligne que pour près d'une Français sur deux, Marine Le Pen est la meilleure opposante politique au gouvernement.

"Nous travaillerons et définirons les lignes que nous soumettrons au bureau politique (l'exécutif de l'UMP)", a ainsi affirmé Jean-François Copé depuis Perpignan où il était en déplacement mercredi. Des lignes qu'ils veut tracées avant les élections européennes de mai, où le parti de Marine Le Pen arrivait, selon un sondage, en première position.

"Arrêter de se leurrer"

Il a néanmoins minimisé la victoire du candidat frontiste à l'élection cantonale partielle qui avait lieu dimanche dernier à Brignoles, dans le Var. "On a présenté depuis Paris cette cantonale partielle de Brignoles come un événement mondial. Je rappelle qu'il s'agissait d'un match retour entre le PC et le FN", a-t-il ironisé. Pour lui, il s'agit simplement d'un "effondrement de la gauche" venant "conforter tout ce que nous voyons sur toutes les élections partielles".

Pour le vice-président de l'UMP Laurent Wauquiez, le parti doit néanmoins "arrêter de se leurrer". "Il ne faut pas faire l'autruche", a commenté ce partisan de longue date ("six mois") d'un groupe de réflexion sur le FN.

"S'occuper de l'UMP"

Une vigilance néanmoins nuancée par le député-maire de Nice Christian Estrosi. Celui-ci a estimé que lors des municipales de mars, les maires UMP sortants "n'auraient pas le FN très élevés, car ils ont plutôt bien administré. (...) Le FN sera fort là où il y a des maires de gauche sortants", a-t-il estimé.

Quant à Bruno Le Maire, il a affirmé que l'UMP devait "s'occuper de (ses) positions, plus que du Front national".

M. T. avec AFP