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Copé et NKM fustigent les propos de Mélenchon sur Moscovici

Nathalie Kosciusko-Morizet a dénoncé les propos d'"une autre époque" tenus par Jean-Luc Mélenchon à l'égard de Pierre Moscovici.

Nathalie Kosciusko-Morizet a dénoncé les propos d'"une autre époque" tenus par Jean-Luc Mélenchon à l'égard de Pierre Moscovici. - -

Le président de l'UMP et la députée-maire de Longjumeau ont tous les deux condamné, ce dimanche, les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon à l'encontre de Pierre Moscovici.

"Un nouveau dérapage". Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet ont tous deux fustigé, ce dimanche, les propos tenus la veille par Jean-Luc Mélenchon contre Pierre Moscovici, sans toutefois accuser explicitement le co-président du Parti de gauche d'avoir fait preuve d'antisémitisme.

Jean-Luc Mélenchon a reproché au ministre de l'Economie d'avoir eu, lors des réunions des responsables de la zone euro sur Chypre, le "comportement de quelqu'un qui ne pense pas français, qui pense finance internationale".

"Dérapage"

"Les termes 'finance internationale', l'idée qu'on puisse être plus lié à la finance internationale qu'à son propre pays sont des termes utilisés à d'autres époques et par d'autres personnes", a commenté Nathalie Kosciusko-Morizet sur le "Forum" Radio J.

Interrogée sur les "relents antisémites" que pourraient avoir les propos de Jean-Luc Mélenchon du fait que Pierre Moscovici est juif, la députée de l'Essonne a répondu: "ce n'est pas moi qui peux le dire, c'est Mélenchon".
"La radicalisation progressive, permanente de Jean-Luc Mélenchon ne doit pas conduire à tous les dérapages. Il y a un nouveau dérapage, ce n'est pas le premier, probablement pas le dernier", a-t-elle aussi déclaré.

"Propos condamnables"

Pour sa part, le président de l'UMP, Jean-François Copé, invité du Grand rendez vous Europe 1/I télé/Le Parisien, a jugé que "les propos d'un extrémiste de gauche sont par définition, quand ils sont de cette nature, totalement condamnables".

A Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1) qui lui demandait si les déclarations de Jean-Luc Mélenchon s'apparentaient à la mise en cause de "la juiverie internationale", il a répondu avoir "dénoncé avec un certain nombre de mes amis il y a un an les collusions inacceptables des responsables du Front de gauche qui pour certains d'entre eux accréditent, cautionnent, des propos inacceptables au regard des valeurs de la République".

Critique des alliances du gouvernement

"Quand l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon l'insulte, insulte ses ministres, prétend qu'il n'a aucun point idéologique avec lui, je considère que François Hollande devrait aller jusqu'au bout de la logique, c'est-à-dire refuser toute alliance électorale avec des candidats membres de l'extrême gauche, quels qu'ils soient", a dit Jean-François Copé.

"Seulement il ne le fera pas, parce que François Hollande c'est pas un monsieur que les principes étouffent quand il s'agit pour lui de garder le pouvoir", a ajouté le président de l'UMP.
Nathalie Kosciusko-Morizet a souhaité "que la gauche soit plus claire avec ses alliances".


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