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Le ton se durcit au Parti de gauche

Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting de campagne, en avril 2012.

Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting de campagne, en avril 2012. - -

"Salopards", "qu'ils dégagent tous": le vocabulaire utilisé samedi lors du 3e congrès du Parti de gauche traduit une radicalisation aussitôt dénoncée par le PS.

"Echec du gouvernement", "salopards": samedi, lors du 3e congrès du Parti de gauche, le vocabulaire employé a été particulièrement radical.

Durant ces assises qui s'achèvent dimanche, et qui ont été largement dirigées contre les "politiques d'austérité" du gouvernement et de l'Europe, les dirigeants du PG s'en sont en particulier pris au ministre de l'Economie Pierre Moscovici.

François Delapierre, secrétaire national, a dénoncé "les 17 salopards de l'Europe" faisant référence à l'attitude des 17 gouvernements de la zone euro à l'égard de Chypre. Dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse, il s'appelle Pierre Moscovici et il est membre du Parti socialiste", a-t-il dit vivement applaudi par les 800 délégués.

"Un vocabulaire des années 30" pour Harlem Désir

"Une très belle expression", dit en souriant Jean-Luc Mélenchon, en qualifiant le ministre de "petit intelligent qui a fait l'ENA" et qui "ne pense pas français, qui pense finance internationale".

Ces propos ont été qualifiés "d'inacceptables" par le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, qui a demandé à Jean-Luc Mélenchon de les "retirer". "C'est un vocabulaire des années 30 que l'on ne pensait plus entendre de la bouche d'un républicain et encore moins d'un dirigeant de gauche", a dit Harlem Désir.

 "On est plus radicaux parce que le coup de bambou en face (au gouvernement) a changé de nature", explique Pascale Le Neouannic, secrétaire nationale. "Nous créerons le conflit partout, le conflit crée la conscience", répète Jean-Luc Mélenchon.


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