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Affaire Tapie: reprise de la garde à vue de Claude Guéant

Claude Guéant.

Claude Guéant. - -

Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Elysée, bras droit de Nicolas Sarkozy dans sa conquête du pouvoir comme dans son exercice, est entendu depuis lundi matin dans les locaux de la brigade financière à Paris.

La garde à vue entamée lundi de l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant a repris mercredi matin, a indiqué son avocat.

"La garde à vue qui avait été suspendue mardi à 21 heures a repris ce matin à 8h30", a dit Me Philippe Bouchez El Ghozi.

L'ancien secrétaire général de l'Elysée, bras droit de Nicolas Sarkozy dans sa conquête du pouvoir comme dans son exercice, est entendu depuis lundi matin dans les locaux de la brigade financière à Paris. Au terme de cette garde à vue, Claude Guéant peut être laissé libre sans charges ou déféré devant les juges d'instruction qui peuvent le mettre en examen.

Les enquêteurs de la brigade financière de la PJ parisienne devaient interroger leur ancien patron à l'Intérieur sur son rôle dans la décision de recourir à l'arbitrage, dans celle de ne pas contester la sentence, et dans la fiscalité jugée avantageuse appliquée à l'indemnité de plus de 400 millions d'euros octroyée en 2008 à Bernard Tapie.

La garde à vue de Gilles August levée

Par ailleurs, l'avocat parisien Gilles August, qui avait défendu les intérêts du CDR, l'organe chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais au moment de l'arbitrage, a lui aussi été placé en garde à vue lundi mais celle-ci a été levée mercredi matin sans poursuites à ce stade.

Le rôle de Gilles August intéresse les magistrats, qui estiment qu'il avait été enrôlé en 2007 dans la défense du CDR par son patron de l'époque, Jean-François Rocchi, l'un des cinq mis en examen pour "escroquerie en bande organisée" dans ce dossier.

Les juges soupçonnent que la décision de recourir à l'arbitrage, prise à l'automne 2007, plutôt que de poursuivre le processus devant les tribunaux ordinaires, a été motivée par la volonté de favoriser l'homme d'affaires. Un an plus tôt, la Cour de cassation avait cassé une décision de la Cour d'appel de Paris lui octroyant 135 millions d'euros de dommages et intérêts.

dossier :

Affaire Tapie

A. G. avec AFP