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Les musulmans doivent payer pour leurs mosquées, dit Le Pen

Marine le Pen, dont la comparaison entre les musulmans qui prient dans la rue et l'Occupation a créé la controverse, a exigé dimanche l'arrêt de tout financement public pour la construction de mosquées. /Photo prise le 13 décembre 2010/REUTERS/Jacky Naege

Marine le Pen, dont la comparaison entre les musulmans qui prient dans la rue et l'Occupation a créé la controverse, a exigé dimanche l'arrêt de tout financement public pour la construction de mosquées. /Photo prise le 13 décembre 2010/REUTERS/Jacky Naege - -

PARIS (Reuters) - Marine le Pen, dont la comparaison entre les musulmans qui prient dans la rue et l'Occupation a créé la controverse, a exigé...

PARIS (Reuters) - Marine le Pen, dont la comparaison entre les musulmans qui prient dans la rue et l'Occupation a créé la controverse, a exigé dimanche l'arrêt de tout financement public pour la construction de mosquées.

La vice-présidente du Front national, qui était l'invitée du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, a rejeté l'appel à la construction de mosquées par l'Etat pour mettre fin à cette pratique.

"Aucun financement public d'une mosquée ni directement, ni indirectement, comme c'est trop souvent le cas", a dit Marine Le Pen, qui brigue la succession de son père à la tête du parti d'extrême droite et espère être au second tour de l'élection présidentielle en 2012, forte de bons sondages d'opinion.

"Je pense que les fidèles doivent financer leurs propres mosquées dont je réclame qu'elles soient modestes et qu'elles ne soient pas ostensibles avec des minarets qui s'élèvent de plus en plus haut", a-t-elle ajouté.

Marine Le Pen a également demandé que soit interdit le financement de la construction de mosquées par des pays "qui ne respectent pas sur leur territoire la liberté religieuse", en faisant référence à l'Arabie saoudite.

Elle a maintenu que les prières dans la rue constituaient une forme d'occupation de l'espace public qui est selon elle illégale au regard des lois françaises sur la laïcité.

La majorité et l'opposition ont unanimement dénoncé ces propos qui semblent faire un lien entre les prières de rue et l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

La Ligue des droits de l'homme et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) ont porté plainte pour incitation à la haine raciale.

Yves Clarisse