BFMTV

Les "Insoumis" de Mélenchon ne passeront pas d'accord avec les communistes pour les législatives

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse le 28 août. (Photo d'illustration)

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse le 28 août. (Photo d'illustration) - Rémy GABALDA - AFP

Les discussions entre les communistes et la "France insoumise" en vue d'un accord pour les législatives ont avorté. La famille politique de Jean-Luc Mélenchon l'a annoncé dans la soirée de ce mardi.

Les candidats communistes et "insoumis" devraient donc s'affronter dans de nombreuses circonscriptions au premier tour du scrutin, dans un mois. Ce mardi, dans la soirée, la "France insoumise" a en effet annoncé qu'il n'y aurait pas d'accord avec le Parti communiste français (PCF) en vue des législatives. Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, a blâmé "des combinaisons sans principe" proposées par les communistes. 

Pierre Laurent, secrétaire nationale du PCF, avait senti la rupture venir, après des jours de discussions houleuses, et s'était alarmé, ce mardi dans la journée, de cette situation:

"Je renouvelle avec gravité et un peu de colère mon appel à 'La France insoumise' pour que nous allions (...) le plus largement et nationalement possible à la bataille ensemble, sous une bannière commune". 

Quelques heures plus tôt, la main était encore "tendue"

Sur le plateau de Public Sénat, Eric Coquerel, proche de Jean-Luc Mélenchon et coordinateur du Parti de Gauche (PG), lui avait répondu:

"Pierre sait très bien que la main est toujours tendue (…) Nous nous disons à nos amis communistes venez nous rejoindre pour construire ce que nous essayons de faire parce qu’on essaye non seulement de recomposer le pays mais on pense, je le répète, qu’on peut être majoritaire. C’est un grand espoir."

Des similitudes entre les trajectoires d'"En marche!" et de la "France insoumise"

Malgré ces propos conciliants, Eric Coquerel avait réaffirmé que son camp n'avait aucune intention de fléchir: "On ne va pas, nous, changer une méthode qui a fait ses preuves. Il n’y a pas d’exemple dans la Ve République d’un mouvement comme ça, qui, entre la présidentielle et les législatives, change d’étiquette, de nom, de programme etc. parce ce que ça, c’est la meilleure manière d’avoir des accords à géométrie variable, de perturber nos concitoyens".

Le cadre de la "France insoumise" a alors tracé un parallèle inattendu: "De ce point de vue-là, il y a une démarche, c’est vrai, qui ressemble un peu à celle d’ 'En marche!' qui est le fait de dire: ‘Nous avons une cohérence, nous la présentons et nous nous fichons de savoir qui est militant ou pas’." Définitif, Eric Coquerel a défini sa famille politique en ces termes: "La 'France insoumise' n’est pas un parti, c’est une démarche-mouvement et on invite tout le monde à la rejoindre."

A l'évidence, le mouvement a tranché sur son orientation pour les législatives. 

R.V.