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Le renseignement intérieur strictement contrôlé, assure Fillon

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PARIS (Reuters) - François Fillon a assuré mercredi que l'interception des factures et conversations téléphoniques par le renseignement intérieur...

PARIS (Reuters) - François Fillon a assuré mercredi que l'interception des factures et conversations téléphoniques par le renseignement intérieur étaient "strictement limitées" et "contrôlées de façon étroite".

Interrogé à l'Assemblée nationale sur une note adressée par ses services au ministère de l'Intérieur et rappelant l'interdiction de se procurer des factures téléphoniques sans passer par la commission ad hoc, le Premier ministre n'en a pas démenti l'existence.

Cette note du directeur de cabinet du Premier ministre, datant du mois d'octobre, "révèle implicitement l'existence de pratiques que l'on imaginait désormais révolues mais qui ont perduré à la demande de l'Elysée", a accusé Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés socialistes.

Le Canard enchaîné et Mediapart accusent la Direction centrale du renseignement (DCRI) et l'Elysée d'avoir organisé la surveillance de journalistes couvrant l'affaire Bettencourt et manoeuvré pour obtenir des factures téléphoniques sans passer par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS).

"La vérité, (...) c'est qu'il n'y a pas de complot, il n'y a que l'intérêt national. Et l'intérêt national commande que les services de renseignement aient des moyens d'action", a répondu François Fillon.

Mais ces moyens d'action sont mis en oeuvre dans le respect des libertés publiques, a-t-il assuré, grâce à la surveillance de la CNCIS, commission indépendante créée en 1991 après l'affaire des écoutes de l'Elysée, du temps du président François Mitterrand.

"Elle fait son travail avec beaucoup d'efficacité et je suis très attentif à ce que l'on mette en oeuvre les recommandations qu'elle nous fait régulièrement au vu des travaux de contrôle qui sont les siens", a dit François Fillon.

"Ce strict respect des libertés publiques (...) impose que les interceptions et toutes les données qui s'y rattachent soient strictement limitées et soient contrôlées de façon étroite. Voilà quelle est la ligne de conduite du gouvernement, tout le reste M. Ayrault, ce ne sont que fantasmes", a conclu le Premier ministre.

Clément Guillou, édité par Yves Clarisse