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Le Pen « scandalisée » de ne pas avoir été reçue à l'Elysée

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Marine Le Pen, présidente du Front national, n’a pas été invitée par François Hollande, lors de consultations menées avec tous les partis politiques représentés au Parlement avant deux sommets internationaux.

Marine Le Pen « scandalisée » : François Hollande n'a pas voulu la recevoir à l'Elysée en tant que chef de parti. Pas d'invitation pour la présidente du Front national, alors que tous les autres ont eu un entretien avec le président, dans le cadre de la consultation avant le sommet du G 20 au Mexique et le sommet de Rio sur le développement.
Pour Jean Pierre Bel, le président du Sénat, il est normal que Marine Le Pen ne soit pas reçue car son parti n'est pas représenté au Parlement. Or, cette « concertation » à l'Elysée se tient avec l'ensemble des formations politiques représentées au parlement. Bien que représenté au Parlement européen, le Front national n'a ni député, ni sénateur, et n'est donc pas à ce titre convié par François Hollande. Nicolas Sarkozy en 2007 avait pourtant reçu Jean Marie Le Pen. François Hollande a-t-il eu raison de ne pas recevoir la présidente du FN à l'Elysée ?

« Hollande se comporte en chef de clan »

Florian Philippot est porte-parole de la campagne législative du Front national, et candidat dans la sixième circonscription de Moselle, à Forbach. « François Hollande se voulait le président de tous les Français. Quand on est le président de tous les Français, on reçoit les représentants de tous les Français. Et notamment d’une candidate qui a réuni 6,5 millions de voix sur son nom à la présidentielle, c’est-à-dire près d’un Français sur 5. Sur ce point, François Hollande ne se comporte pas en président de la République, il se comporte en chef de clan : le clan UMPS. »

« Un scandale médiatiquement organisé »

Guillaume Bachelay est porte-parole du PS pour les législatives, suppléant de Laurent Fabius qui est candidat dans la 4ème circonscription de Seine Maritime. D'après lui, « le président de la République a raison de pratiquer la concertation. Il a fallu pour cela établir un critère : on a pris le plus juste, le plus équitable, le plus objectif aussi, qui est la représentation des partis politiques à l’Assemblée nationale et au Sénat. On a besoin de propositions, de solutions, on n’a pas besoin de barnum, ni de scandale médiatiquement organisé par Madame Le Pen. »