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Le micro-parti de Marine Le Pen visé par une information judiciaire

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Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, est visé par une information judiciaire contre X pour "escroquerie en bande organisée".

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour "escroquerie en bande organisée" et "faux et usage de faux", visant les comptes du micro-parti de la présidente du Front national Marine Le Pen, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Monde.

"Je vous confirme cette information judiciaire. Je peux vous dire que c'est le juge Renaud van Ruymbeke" qui en est saisi, a également confirmé l'avocat et trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, assurant qu'"il n'y a absolument aucune irrégularité" dans "les affaires de Jeanne" (nom du micro-parti, ndlr). "Ca ne nous inquiète absolument pas", a-t-il ajouté.

Cette instruction a été ouverte le 3 avril à la suite d'une enquête préliminaire lancée en avril 2013 par le parquet et confiée à la Brigade financière, après un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Prêts accordés en 2011 et 2012

Les investigations ont alors notamment porté sur les prêts accordés par le micro-parti de Marine Le Pen aux candidats frontistes lors des cantonales de 2011 et aux législatives de 2012. En marge des grandes formations politiques, de nombreux dirigeants disposent de leurs propres structures, appelées micro-partis, utilisées notamment pour le financement de campagnes.

En novembre 2013, le site Mediapart avait évoqué des taux d'intérêts "particulièrement élevés de 6,5% ou 7%" dans les prêts pratiqués par Jeanne, un taux confirmé à l'AFP par un candidat frontiste sous couvert d'anonymat. Marine Le Pen avait répondu qu'il s'agissait d'un "débat (...) complètement dérisoire quand on sait que ces prêts sont de court terme".

Selon une source proche du dossier, les investigations doivent notamment déterminer si des surfacturations ont pu avoir lieu dans les dépenses de campagne remboursées par l'Etat.

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Marine Le Pen

La rédaction